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samedi 19 mai 2007

Je ne poste pas


C’est un peu con de poster juste pour dire que je ne poste pas. Y’a pas besoin de le dire, ça voit que je ne poste pas. Ce qui ne se voit pas c’est que je n’ai pas envie de poster. Le quotidien qui n’est pas si routinier, la vie qui finalement n’est pas si pute que ça suffisent à mon bonheur.

Je me fais un fix de fus de fruit et compléments nutritionnels en méditant sur les avantages respectifs du travel system Red Castle et Mac Laren.

Donc je ne poste pas et je pars me rafraîchir le bidon ailleurs, pour quelques jours !

mardi 21 mars 2006

Everyday the DJ saves my life

J’ai marché sur cette piste de danse, des centaines de fois.
Je me suis accoudée à ce bar, j’y ai déposé mon cœur et mes fesses que de fois.
J’ai vomi dans ces toilettes, fumé et ri.

Merde ! C’est le printemps et le printemps me rend nostalgique.

Je suis nostalgique du temps où aller en boite était un événement. Non, pas l’époque où j’avais pas l’âge et je devais mentir à mes parents, non le temps d’après. La parenthèse bénie, où l’envie de nid n’a pas encore pointé son nez.
L’époque où on est juste contente d’être amoureuse ou juste triste d’être larguée. L’époque où on largue aussi sans regrets, beaucoup. Sur mon scooter chinois, je me sentais invincible. Je voulais tout essayer, tout faire. Me sentir en VIE, quitte à me faire mal des fois.

Quand j’étais gosse je croyais qu’en grandissant on devait prendre des noms d’adultes une Jihane en grandissant devrait devenir Assia ou Fatima, un Réda deviendrait un Abdelhak. Vous vous doutez bien que je ne voulais pas changer de nom. J’avais vite fait de comprendre que les adultes étaient ou fous ou chiants.
Dans ma fuite en avant, je me suis mariée avec Peter Pan et je me suis retrouvée Mary Poppins. Recadrage.

Face à Label Vie, aux 10 heures de bureau quotidiennes, à la balance qui fait sa pute depuis 2 mois, c’est le rock qui me fait tenir ? et vous ?

lundi 13 mars 2006

L'amie


Il m’arrive souvent de croiser le regard d’une femme dans la rue, au supermarché ou chez le coiffeur et de me surprendre à nourrir les espoirs les plus fous ; cette femme pourrait être mon amie, encore mieux : ma meilleurs amie.
Ensemble, nous irons au Topkapi, à Derb Ghallef , au café, au cinéma. Nous nous filerons des recettes de cuisine, nous nous tiendrons la main lors de nos accouchements, nous irons aux soirées pour femmes de la corniche hurler devant les stripteaseurs, nous siroterons du thé le dimanche après-midi, nous irons en vacances ensemble, nous nous comprendrons sans avoir à expliquer. Amie et moi, nous rirons, nous nous feront des colorations à la maison. Je serais Jennifer Anniston et elle, Courtney Cox.
Alors quand je crois me trouver en présence d’une telle femme, je commence à observer d’une manière que je devine grotesque. D’ailleurs j’ai toujours eu du mal à observer discrètement.
Ca me rappelle au Lycée une certaine Samia S., qui portait du rouge à lèvre rose indien, épilait ses sourcils à la Mae West et surtout portait des chaussures à talons compensés en cuir noir verni. Moi qui en était toujours à gonfler mes Reebook pump entre chaque cours, j’étais totalement obnubilée par ses chaussures qui représentaient pour moi tout le pouvoir et le danger d’être une femme. Je n’arrêtais pas de la fixer.
Soyons clairs, je n’ai jamais eu envie d’être l’amie de SS puisque j’avais, dans mon camp de « No lipstick, no féminité », tout un régiment de super bonnes copines. Non, pour moi, cette Samia S, c’était comme qui dirait le coté obscure de la force.
Ca m’a prit quelques années d’observation et surtout de cohabitation avec des SS pour découvrir qu’elles n’étaient pas si bizarres que ça. Mais ça c’est une autre histoire. Enfin bref, entre les chaussures de meneuse de revue et les Reebook Pump, j’ai fini par choisir le camp des ballerines repettos.
Revenons à mes idéaux amicaux, je disais donc que depuis mon adolescence, j’ai en moi cet idéal de trouvaille amicale que j’ai traîné dans une besace parallèle à celle du Saint Graal masculin.
J’ai idéalisé une poignée de copines en les gratifiant de ce superlatif qui veut tout dire « Meilleure amie » !
Titre suprême détenu depuis 15 ans et jusqu’à très récemment par une seule et même personne, les lecteurs assidus l’auront deviné : Lamia.
Depuis quelques années déjà, je n’avais tenu à garder cette appellation que comme gage de sérieux amical « je suis une fille bien, regardez, j’ai la même meilleures amie depuis 15 ans ! ». Force est de constater que l’amitié s’effiloche et qu’il n’y a pas d’évolution parallèle.
Quel intérêt à chercher une espèce de sosie qui vénère Tori Amos, ne jure que par le rock-punk et le chocolat noir ?
Nous ne hurlerons jamais « Where is my mind ? » dans la cuisine.

Photo : www.adomonde.qc.ca/ poesie2/meilleur.htm.

jeudi 17 novembre 2005

Parler pour ne rien dire


Photo Mr Caca.

Lecteur régulier te reproche de négliger ton blog. Tu décois tous ces gens qui réclament des histoires. Tu es une mauvaise conteuse, indigne de l’intitulé de ton blog…

Et puis des lecteurs cons te prennent pour la nana de cette histoire et on te fait chier et .

Tu n’es pas d’humeur à écrire, enfin rien de publiable sur un blog sans te faire répudier, licencier, incendier (au choix).

Chaque jour, tu te lèves, tu bouffes des spécial K, tu vas au bureau. Tu travailles tard chaque soir et trois soirs par semaine, tu as ton cours d’aquagym dans l’institut Baleines & co. Tu aimes t’ébattre gaiement au son d’un cd que la monitrice ne change jamais. Tu rentres chez toi pour manger plein de légumes et regarder des chaînes avec plein d’américains qui se ressemblent tous dedans.
Tu mets ta tête sous un coussin chaque fois que les agents du CSI dissèquent une jolie jeune fille.

Mais qui ça intéresse ?

Samedi, tu sors faire la tournée des bars et endroits branchés.
La bodéga était bondée. Un certain Nico Losada s’acharnait sur le parquet. Tu n’as pas voulu rester.
Au petit rocher, c’était soirée arnaque, 300 dirhams pour rentrer voir une « star » du nom de Youri, tu n’es pas rentrée.
Au Divinus, ambiance bar de quartier, pas de putes, que des bandes de «jeunes» qui se saoulent avant d’aller danser.
Tu as aimé l’anonymat si peu marocain de l’endroit, les bières fraîches. Partager simplement un moment avec l’homme que tu aimes.
Le Manhattan a récupéré des parts de marché parce que le Candy Bar est fermé mais les petits noirs qui chantaient étaient nuls. Tu te tires à la deuxième bière et tu continues à arpenter le mouchoir qu’est la « Côte ».
Tu atterris avec ton homme dans un état d’ébriété assez avancé à la Notte. Ambiance bon enfant, ringarde et décontractée. La Notte te rappelle des choses dont tu te ne rappelles pas. Un pédé lorgne sur ton mec, tu rigoles.

Casablanca n’est qu’un déjà vu géant.

Tu étais dehors mais dans ta bulle mobile, tu ne te rappelles pas d’un seul visage.
Tu n’as rien à raconter à part que tu as vomi en rentrant, mais ça n’intéresse personne et c’est tant mieux.

lundi 24 octobre 2005

L’aventure est au bout du rouleau … à pâtisserie



Essayer de meubler sa vie tous les jours.

L’imaginer en chef-d’œuvre de pointillisme.

Petites touches de soi et des autres. Florilège d’instantanés.

Non, je ne suis pas une fée du logis.

Dire quelque chose d’intéressant.

Quand la baise est amour et que l'amour est enveloppant.

Une vie polie, dépolie.

Galet de verre presque translucide.

Un voile romantique à la Newton des années 70’ qui transforme tous les tissus en Liberty.

Une langueur d’été qui semble durer.

Rendez-vous avec les démons de 3 heures du mat, quelque part entre la cuisine et le canapé.

Heures de solitudes volées à la vie.

J’ai tué tous les possibles avant qu’ils ne me tuent, ou pas.

Toujours prendre l’aspirateur pour un micro.

J’ai brûlé le spleen nauséeux des retours de boite de nuit.

J’ai remisé les guéguerres de célibattantes au placard.

Que reste-t-il de moi ?

lundi 3 octobre 2005

Pour Lamia

A cause des chocolats chauds fabriqués avec du Van Houten, à cause des heures que j’ai passées à l’attendre à coté du lycée, à cause des T-shirt Benetton, à cause du ciné-club « aïe mon pied», à cause de la tête de Narjis qui menaçait de tomber sur notre pupitre, à cause des milles et une vies que nous avons imaginées, à cause de mon petit frère qui nous menait la vie dure, à cause de mes Reebok pump, à cause d’une soirée au Mc Do d’Agadir avec une Siena blanche de location sur le parking, à cause de centaines d’heures passées à parler au téléphone, à cause de mes milles et un déboires, à cause d’une soirée en boite à Marrakech, à cause d’une matinée chez le médecin, à cause de son immuabilité, à cause d’un week-end à Tanger chez l’OLP, à cause des colorations ratées, à cause d’une nuit aux urgences, à cause des prises de têtes, à cause de ma mère qui l’aime, à cause des déjeuners à la maison quand mon père était encore là, à cause de sa rue pleine de légumes, à cause de sa famille que j’aime, à cause de sa coquetterie désuète, à cause de ce que nous partageons, à cause de ces 13 dernières années, à cause de son absence un certain jour de juillet,

J’ai mal à mon amie.

jeudi 8 septembre 2005

8 septembre 2002


Photo Mr Caca

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lundi 5 septembre 2005

La force tranquille


Ensemble au milieu des autres.
Se tenir la main.
Danser pour se faire plaisir.
Regarder les hanches frétillantes d’un mutant au Candy Bar.
Rire.
Se faire bousculer par une file indienne de gogo danseuses aux mines sévères.
S’embrasser comme deux ados, à bout de souffle.
Etre heureux sans se demander quand ça va finir.
Rencontrer des gens de la vie d’avant, ne pas se rappeler leurs noms, vraiment.
Flotter au-dessus de la mascarade « Opération séduction ».
Etre dans la "vraie vie" sans se sentir dans la peau d'un reporter de guerre.
S'amuser
Rentrer à la maison
et s'amuser encore.

vendredi 2 septembre 2005

Les cinq sens

Vue :
le lever de soleil au Dahomey
les méduses à travers mes lunettes de plongée
Le vert des prairies anglaises

Odorat :
Le pain frais
La mer en hiver
Le cou de mon homme

Ouie :
La musique que j’aime à la radio, comme un cadeau
Les mouettes – mer du nord
La pluie quand je suis bien au chaud

Toucher :
Ma bouillotte Garfield
Les joues de bébés
Les cheveux de mon chéri

Goût :
La tarte passion framboise
La moussaka de ma maman
Les baisers salés

jeudi 25 août 2005

Mes nuits sont plus blanches que vos jours ...

Chronique d'une insomnie ordinaire

Running up that hill, running up that road …j’ai de la musique dans la tête.
Il est 2h30 du matin, je me réveille ou plutôt je me rends compte que je suis réveillée.
Je ne me lève pas, je ne bouge pas. J’espère tromper l’ennemi, je ne veux pas penser le mot « insomnie ». Je me dis qu’à force de faire semblant, je me tromperais moi-même et me rendormirais…
Mais, plus je réfléchis et plus je me réveille. Voyant que c’était foutu, je me lève, réveille mon homme qui, habitué à mes déambulations nocturnes, me libère de son bras.
Je referme doucement la porte de la chambre à coucher pour que la lumière et le son de la télé ne le dérange pas. Parce que je sais que je vais mettre la télé.
J’ouvre le frigo, je regarde longtemps la lumière aveugle sans penser à rien, puis je prends un yaourt. Le pot de yaourt a toujours été le compagnon de mes nuits. J’ai peur de me réveiller et qu’il n’y en ai pas. Même Robert demande l’air inquiet « Do we have enough yogurt ? ».
Ma psy a dit un jour que le pot de yaourt est mon « biberon de 3h00 ». Très bien, mais comment ça se fait que je ne me rendorme pas après ?
Je regarde « Histoires Naturelles », émission phare de mes nuits blanches, j’apprends que « La marmotte est l'un des plus sympathiques animaux montagnards et que son habitat est menacé par la civilisation », puis je zappe sur " les Zamours" où j’apprends que Micheline ne cuisine jamais et que son fruit préféré est le Kiwi. J’éteint la télé, je met Coldplay en boucle et j’ouvre mon bouquin du moment (Eloge des femmes mûres), plus que quelques dizaines de pages… je n’aime pas quand la fin est proche. Je sais que je vais finir le bouquin avant d’avoir envie de dormir.
Il est maintenant 4h30, la ronde des dessins animés va commencer sur TF1, Bob l’Eponge et Jimmy Neutron ne commencent que dans deux heures, l’heure de se réveiller pour de bon. Et comme d’habitude, je ne m’endors que vers 5.00 pour me réveiller à 6.30 en anticipant la fatigue.
Je suis déjà dans demain.


Photo Mr. Caca sur pink apricot.

lundi 4 juillet 2005

Au tout début, c’était une fille.


Sieste à Kensington Park

Au tout début, c’était une fille.
Elle avait des carnets avec des couvertures pleines de fleurs dans lesquels elle écrivait de longues lettres à un amoureux imaginaire, des poèmes pleins de douleur - séquelles d’une vie jamais vécue. Elle rêvait de liberté dans une maison où tous les livres ne semblaient que lui murmurer qu’elle ne saura jamais rien. Alors que les enfants jouaient dans le jardin, elle se livrait à de grandes batailles avec le monstre bibliothèque. De toutes les façons, elle était trop malade pour sortir. Elle fixait des heures durant des piles de cadavres d’un camp de concentration nazis, scrutait des dessins sur l’évolution du pénis pendant l’adolescence, observait des peintures de la renaissance, apprenait des quatrains de Khayame.
Puis, elle eut l’âge d’aller vers d’autres bibliothèques mais pas celui de veiller après minuit s’il y avait classe le lendemain. Alors, elle levait les stores et lisait à la lumière du réverbère.
Des histoires de chevaliers, de baleines, d’elfes, de petits garçons surdoués, de chiens, d’amour, de guerres, de préhistoire, des sagas interminables …
Pendant les vacances, à la fermeture de la bibliothèque, elle retournait à son premier amour la bibliothèque de ses parents. C’est ainsi qu’à seize ans, au fil des lectures, elle découvrit le sexe autrement que dans un manuel de psychologie ou dans une scène floue à la Laura Ashley : Henry Miller.
Le sexe force vitale, débarrassé des frous-frous du romantisme. Le sexe comme antidote à la mort. Renaissance et décomposition.
Elle était encore une fille mais commençait à sentir la supercherie. Elle avait décidé de croire à l’amour-redemption, être une fille romantique, du genre qui fait des sacrifices et qui pleure, une fille bien.
Puis, à force d’avoir le cœur piétiné comme un mégot, elle a dû se rendre à l’évidence, non elle n’est pas Cathy, non, ses petits copains n’étaient pas Heathcliff.
Des années durant elle gardé la fille sous perfusion, l'a maintenue en vie artificiellement parce qu’elle croyait qu’elle était son salut. Puis au fil des rencontres, au fil des déceptions, au fil des cuites, au fil des disputes, au fil des mauvaises descentes, elle a perdu la fille.
Elle est devenue comme les autres mecs, une consommatrice triste. Le cynisme pour seule joie. Résignée à ne jamais rien attendre de bon ni de son coeur, ni de celui des hommes.
Bien sûr il y eu quelques alertes. Des jours où elle croyait apercevoir la fille lui donnant la main, bien sûr elle eut des moment d’amours, brefs et douloureux. Mais la réalité des corps interchangeables l’emportait toujours.

Puis un jour, à l’abri d’une amitié, la fille repointa du nez. Elle épousseta les fleurs des premiers romans, fit le grand ménage dans les couloirs, descendit le pont-levis et n’est plus jamais repartie.

mercredi 22 juin 2005

Fête de la musique à Rabat.



Je passe la nuit chez ma mère. Je rentre à 21h45. Silence dans la maison, elle dort déjà.
Fête de la musique sur TV5.
Daniela Lumbroso présente la soirée du chateau de Versailles que des hits du moment, aussi prévisibles que nuls.
Je lis Psychologies. Dossier du mois « Faut-il être beau pour (se) plaire ? ».
Je zappe :
La ferme célébrité : Je regarde ce pauvre Jordy, cette blonde dont je n’avais jamais entendu parlé avant, Régine qui devrait se reposer au lieu de faire la conne dans une émission pareille, Ducruet dont le nom sera synonyme de « pipe dans une piscine » dans ma tête pour toujours…
Je zappe sur Capital ou j’apprends que les vendeurs d’alarmes de piscines se font les couilles en or et puis je me fixe sur Michel Leeb en "concert".
J'ouvre le frigo, je veux avaler ma pilule avec du coca light au goulot. J'ai l'impression que la pilule est tombée dans la bouteille. Je regarde à travers la lumière, je vois rien. Je me tape toute la bouteille de coca.
Je n’arrête pas de penser aux griottes toutes luisantes qui me faisaient de l’œil dans le frigo. J’y vais ? j’y vais pas ? (J’ai bien dîné quand même…). Allez …J’y vais, on est pas des fiottes quand même !
Je termine le bol de griottes, je pose le bol vide dans l’évier. L’odeur d’une nectarine me chatouille les narines. Je ne résiste pas et pour le coup je m’autorise un autre bol de griottes.
Je reprends mon poste devant la télé où il n’y a rien à voir.
Daniela Lumbroso est toujours là, elle nous apprend que Louis IV était le Travolta du XVIIe siècle et puis elle annonce des feux d’artifice qui ne viennent pas.
Je mets "Tales of a Librarian" et décide d’aller fixer le plafond dans mon lit.
Bonne fête de la musique !

vendredi 4 mars 2005

Le ruisseau dans ma chambre

« La solitude, ça veut dire aussi : Ou la mort, ou le livre » Marguerite Duras

Etre ce soir au bord de moi-même. Excentrée. Reliée à mon corps par le souvenir. Je refuse de vivre sans témoins. Je refuse le clignotement de cyclope de mon portable. Je refuse le bac à glaçon.
Je m’étend sur le sofa, respire lentement. Mes membres font sécession ; mes bras crispés, ma nuque raide. J’entame une longue négociation. Je leur raconte le bonheur tiède de la relaxation, le flottement de la béatitude. Rien n’y fait, ils veulent aussi un témoin. On peut se mentir à soi-même mais pas à ses bras.
Je me lève, laissant le continent sérénité à d’autres plus doués.
La lumière aveugle du frigo, une glace, bonheur froid.
Je me rassois, la lumière changeante de la télévision se reflète sur la table basse. J’ai coupé le son. Je regarde des clips vidéo. Snoop dogg montre le cul d’une fille en short doré.
J’allume mon ordinateur. Je n’ai rien à dire. Il est 2.40 du mat. J’ai les yeux grand ouverts.
Prise au piège de ma vie. Je cherche un couloir, une issue. Envie de crier : « Stop the train, I am leaving ». Non, il n’y a aucun message dans la fumée du joint, ni dans les gouttelettes autour du pot de glace, ni dans glaçons de la Margarita.
La glace fond dans mon vide intérieur.
Je retourne dans ma chambre. Je me mets au lit avec Garfield, ma peluche/bouillotte. Je prends ma bible de haïku, un crayon et du papier. Je fais quelques exercices et je m’endors au son d’un ruisseau.

mercredi 19 janvier 2005

Buildings and bridges

Locust thoughts

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mardi 18 janvier 2005

Je ne demande pas le programme

Il est 21.49 et je suis encore au bureau. J’ai fini mes urgences. Maintenant aucune raison objective de rester. Je peux reprendre mon travail demain. Je glandouille un peu sur internet. Je réorganise des trucs que je devrais jeter. Je n’arrive pas me résoudre à partir. Me suis-je mis à aimer le bureau ?! Je réfléchis. Je réalise que j’ai peur du froid qu’il fait dehors. J’ai dix mètres à faire pour atteindre la voiture et j’ai peur du froid. Chochotte va !

Allez courage ! ce soir, je dors chez ma maman et une bonne soupe hivernale m'y attend. Je trouverai la maison silencieuse. Une seule lumière allumée, « parce que je vais venir ». Je mettrai le micro-onde en marche, j’allumerai la télé. J’enlèverai mes bottes. Je me changerai, me démaquillerai et me mettrai avec ma soupe, ma tranche de rôti et mon bout de pain complet devant la télé. Il n’y aura rien à voir. Je mangerai un yaourt sans sucre avec du Canderel parce_que_j’ai_mangé_trop_de friandises_aujourd’hui. Je me mettrai au lit avec mon livre. J’aurai la main et le nez tout froids. Je laisserai tomber le livre sur le sol. Je n’arriverai pas à dormir. Je resterai les yeux ouverts longtemps. Je vérifierai l’heure de temps en temps et je me dirai que demain, j’aurai une tête de zombie, que j’aurai du prendre une verveine… je finirai par m’endormir comme je n'aime pas m'endormir.

Je sais pourquoi je ne me presse pas de rentrer : Je connais déjà le programme et il ne m’intéresse pas trop.

jeudi 23 décembre 2004

Mes non-résolutions

Les bonnes résolutions sont des chèques tirés sur une banque où l'on n'a pas de compte courant - Oscar Wilde

Comme mon ami Kamal ou Lemrina , je vais prendre quelques résolutions, ou plutôt des « non résolutions » pour 2005. Ce qu’il a de pratique avec les non résolutions, c’est qu’il n’y a aucun effort à faire, il s’agit juste de ne rien changer !

1.Persister à appeler les gens qui ne m’appellent pas

2.Continuer les Ferrero Rocher, ça fait tellement de bien

3.Perpétuer avec mes amis du fan club le culte de Tori Amos, Déesse parmi les Déesses, même si ça me donne ce regard vide de la groupie complètement gaga, et que presque personne ne la connait au Maroc (elle sort un album le 22 février, que de bonheur en perspective !!!)

4.Ne pas perdre foi en ma quête du Saint Graal masculin, l’homme de ma vie, même si tout indique qu’il faudrait laisser tomber

5.Ne pas désespérer ; je trouverais encore, comme en ce jour mémorable de 2002, un pantalon taille 46 chez Mango

6.Continuer à aller rendre visite à mon père au cimetière en jeans, même si ça me cause des ennuis à chaque fois. L’autre jour un copain fossoyeur a failli planter une bêche dans la tête d’un connard pour prendre ma défense. Le con hurlait que le cimetière c’était comme la mosquée et qu’il fallait porter le hijab pour rentrer !!!

7.Ne pas arrêter la Margarita ; et ne plus faire l’impasse sur le givrage du verre au sel !!!

mercredi 17 novembre 2004

Me, soft

Pianos can't be guitars

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