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lundi 19 juin 2006

Le moonwalk


J’aurais voulu vous dire que qu’avant hier au Manhattan, il y avait des putes enragées. J’aurais voulu vous dire qu’on m’a draguée/mis la main aux fesses/insultée. J’aurais voulu vous dire que le groupe était à chier ou que je m’étais droguée. J’aurais voulu vous dire que le blues de 3h du mat rattrapée entre le garage et l’ascenseur.
Mais non, à part un semi-inconnu pique-assiette qui se tape l’incruste parce-qu’on-a-posé-une-bouteille et quelques soucis de circulation dans ce mouchoir qu’est « la cote », rien à signaler.
Le bonheur d’avoir mon chéri à Casablanca pour le week-end. La douceur d’un début d’été.
Hep Réda ! Tant que qu’on peut encore faire le moon-walk en boite on ne vieillira jamais!

jeudi 8 juin 2006

Allez-y !

Parce que mon amie est à l'organisation et parce que c'est quand même très bien, allez y !




lundi 2 janvier 2006

Réveillon à la Bodéga, comme à la maison!

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lundi 12 décembre 2005

Candy Bar pour les Nuls

Il y a des choses qui ne changent pas. Des choses qui vous embêtent mais qui vous rassurent à la fois. Comme les filles à la terrasse du Venezzia, les vieux serveurs du balcon ou la faune du Candy Bar.

Vous, néophyte de la nuit Casablancaise, vous avez envie de vivre l’extase du Bar à bonbons, et accessoirement lever une nana qui ne ressemble pas à votre bonne.

Dirigez-vous vers la cote, stationnez au parking du Megarama. Vous prendrez soin de payer votre ticket de parking à l’avance, d’ailleurs vous n’aurez pas le choix.
Surfez avec grâce entre les vendeurs de cigarettes. Quand vous atteignez la porte, souriez au videur qui invariablement vous demandera si vous avez une réservation. A ce moment là, sortez votre portefeuille et payez votre tribu de 150 dhs au Dieu de la nuit en le remerciant de vous ouvrir les portes du Bar à friandises.

C'est bon, respirez un bon coup. Vous êtes déjà à l’intérieur.
Faufilez-vous entre les flottes de serveurs que vous reconnaîtrez grâce à leur T-shirts orange fluo et accoudez-vous au bar. Souriez au barman, appelez-le par son petit nom, il adore ça.

Commandez un B52, penchez-vous au-dessus. Non, vous ne vous brûlerez pas les sourcils. Aspirez d’un coup et levez votre tête d’un air de conquérant. Regardez autour de vous : Vous a-t-on bien vu ?

A votre gauche, vos voisins de comptoir : un groupe de garçons avec les cheveux style David Guetta en veste « Energie » étriquée et énorme écharpe enroulée autour du cou à la Michal, in touch with their feminine side.

A votre droite des gros nounours qui on troqué leur t-shirts estivaux pour le gros col roulé serré qui moule leur ventre à la casimir. Les bisounours de la nuit ne se séparent jamais de leur accessoire favori : les beldiates aux cheveux gras avec leur brushing qui date du dimanche dernier et leurs bottes pointues de chez Armel.

Et puis si vous rencontrez quelqu’un, que ce soit un copain de lycée que vous n’avez pas vu depuis 10 ans ou un collègue de travail que vous venez de quitter la veille, vous devez embrasser, baver et crier et vous faire une accolade d’un minium de 10 minutes. C’est la règle de la nuit.

Vous glissez de votre tabouret là. Calez bien vos fesses, demandez à Issam de vous resservir un cocktail au chewing-gum, sa spécialité. Regardez droit devant, c’est là que ça se passe.

Juste là, sur le petit muret devant le bar. Si vous vous baissez un peu, vous pouvez même voir les culottes des filles. Comment ? Vous ne jouez plus à ça depuis le CP ? Dommage, vous ne savez pas ce que vous ratez !

Donc devant vous, les nénéttes qui se prennent pour Béyoncé, vous notez d’ailleurs avec un certain plaisir le grand retour de la minijupe à volant sur nos pistes de danse.

Si une grande bassine avec plein d’étincelles passe au-dessus de votre tête, ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas une bombe !C’est le passage de la bouteille de champagne qui telle une comète annonce que quelqu’un vient juste de mettre 3500 balles dans l’escarcelle du Bar à Bonbon.

Soudain, plus de musique, un silence de quelques secondes qui vous semble interminable puis une voix se met à hurler dans les enceintes : Fuck you ! Fuck you ! Fuck you !

Non, non, personne n’a pris d’assaut la cabine du DJ pour dire à tous ces jeunes fêtards tout le bien qu’il en pense. D’ailleurs les hurlements hystériques des habitués vous feront comprendre que « Fuck you » n’est que le cri de ralliement des vrais Candybariens.

Alors vous ne dansez pas ? Comment ca vous n’aimez pas la musique ? ni les gens ?

Vous partez déjà ?

Vous me décevez !

Fuck you !

mardi 10 mai 2005

Brasil Conexao ou première colère


A tous ceux qui ont demandé après moi, je fais mon mea culpa.
Oui, je me suis ramollie du clavier, oui, l’amour rend bête et paresseux. Et puis quand je ne fais pas ma nuit complète, moi…
Néanmoins, dans mon morne quotidien de femme amoureuse (Aller-retour chez le bijoutier, fiancailles- qui se sont très bien passées malgré des bourdes d'un certain cousin -, reflexion profonde autour d'une fête de mariage alternative, etc.), j’ai quand même vécu un événement mémorable ce week-end : La première colère de Rob !

Nous étions à la Bodéga le vendredi dernier. Soirée fusion indou-bresilienne. Deux chevelus qui s’acharnent sur des petits tambours qui ne leur ont rien fait. C’est bien, tous ces boum boum très alternatifs mais j’ai bien envie d’un peu de musique brésilienne un peu kitsch, une petite samba, de la bossa nova…
Je me lève et je vais demander au chanteur s’il peut chanter « Mas que Nada de Jorge Benor », il me fait « Ah … che connais pas … mais demain chi tu veux che te le fais …» J’ai de sérieux doutes sur l’origine des deux comparses.

Je retourne à notre table. Nous avons à notre gauche la femme la moins classe de Casablanca. Elle rote bruyamment en buvant sa bière, sourit à tout le monde, bave un peu, tache son incroyable T-shirt rouge, son rouge à lèvre se barre en couilles… mais derrière nous, donc juste sous les yeux de fiancé, il y a avait … je vous le donne en mille… Jenifer Lopez !!! Bon, les fesses de Jenifer Lopez, son incroyable chute de rein ornée d’un magnifique string rouge. Rob me fait son petit air de cocker « Mais ma chérie, c’est devant moi, je ne pouvais pas ne pas regarder »…

A notre gauche, des cadrettes à lunettes et à coca light se lèvent pour laisser la place à deux couples. L'une des nanas, une beldia de chez beldia, contour des lèvres marron foncé et rouge à lèvre rose pale, gros bijoux en toc et top de dentelle noire. Elle boude comme dans un mariage. Rien ne lui plait sauf quand les serveurs se mettent à chanter des airs de chaâbi. Alors là, elle se dandine, feint les mouvements plein de grace des cheikhates avec un sourire qui se veux aguicheur. « Chassez le naturel » … « Il revient au galop » renchérit Oumy… Ah !!! ce qu’ont aime jouer aux chipies…

Je ne sais pas si c'est le rosé mais je crois reconnaître Selwa et Pedro El Negro, j’ai vu ses photos dans son blog, elle a des lunettes aussi, ca ne peut être qu’elle !!!
Je me lève. Me fraie un chemin jusqu’au bar et lui demande « Bonsoir, vous vous appelez Salwa ? », « Non, non !!! », je reviens avec dignité me rasseoir. Même pas mal !!!

Plus de groupe Brasileneo. On descend en bas prendre un dernier verre. C’est complètement bondé, on se case à coté de la cabine du DJ. On a pas où mettre nos verres, chupitos pour tout le monde.

Un grand gaillard à T-shirt moulant et ventre de bébé sympathise avec Oumy, j’en profite pour danser collé-collé avec chéri. Sauf que derrière moi, il y a un nain de jardin de jardin qui me fait des petits gestes discréto-obsécènes. Genre que je me lèche les lèvres et que je te montre ma langue. Beurk !!! J’ai bien envie de lui enfoncer mon solitaire dans l’œil, je le dis à Oumy. Rob remarque le manège mais le nain (c’est vraiment un nain !!!) s’enfuit entre les corps. Rob est furieux, je découvre le hooligan qui se cachait derrière mon lisse fiancé. Il s’en prend au monde entier, au gardien de voiture qui lui demande de payer 20 dirhams à l’avance au lieu des 15 habituels, du cireur qui lui dit « ah ! pour vous c’est 10 dirhams !!! ».Les marocains en prennent pour leur grade.

Mes compatriotes feraient enrager mère Térésa elle-même. Rob n’est plus content du tout, il veut rentrer. Je fais profil bas et nous partons tous les deux et laissons Oumy aux bons soins de bébé géant.

mercredi 20 avril 2005

Bodéga-Candy Bar un samedi soir


Bodéga

Nous nous pointons à 20.30 pour avoir une place. On s’installe sagement et je tente de garder une place pour Oumy qui tarde dangereusement.

21h00 : Mademoiselle arrive comme une fleur, l’endroit est déjà bondé. On commence à refuser du monde en haut. Y’a pas ! Quand je serais grande je serais propriétaire de la Bodéga de Casa!
Dans la salle, la clientèle habituelle d’expat, des couples, des gringalets qui fument le cigare, de vieux célibataires, des mecs en vadrouille sans leurs femmes, et pleins de filles seules dont Anouar et ses copines. Anouar a fait des stages avec la danseuse de flamenco, elle tape des mains en mesure.
Hormis l’apparition inopinée de collègue_qui_fait_sa_prière_qui_boit_comme_un trou_et_fume_comme_un pompier, tout ce passe très bien.

Le collègue en question, que nous nommerons Shreck pour des raisons évidentes de ressemblance, adore faire ses ablutions dans les toilettes du bureau, il adore aussi ne pas sécher ses mains et se promèner comme ça manches relevées, tout dégoulinant de piété. Ah ! la foi !
Enfin, Shreck, se pose devant moi et mate mon décolleté comme si ça vie en dépendait. Bon, moi qui était déjà à cocktail + sangria + bière, je m’en foutait pas mal.

Vint le moment de grâce :
Un des serveurs-animateurs rejoint Violetta, rakza et flamenco. Fusion magnifique! compléments synchro. Guitare andalouse et krakeb gnaoua…
Fin du spectacle.
On décide de descendre en bas, se faire réchauffer par la foule. Aucun moyen de prendre un verre. On siffle des B52. et on danse.
Je présente Rob aux « amis ». J’articule bien : "Fi-an-cé" !
Oumy a rencontré un ami d’enfance surexcité qui tient ABSOLUMENT à ce qu’on aillent tous au Candy Bar.

Le Candy Bar.


Le Candy Bar était pour le moi le fief des mutants, leurs maquis, où je ne m’aventurais guère.
Eh oui ! L’amour fait des miracles. Je me sens invulnérable. Nous nous frayons un chemin vers le bar à travers la foule.
Il est 01.30 personne ne danse. Il y a une masse compacts de « djeunes » qui vont et viennent. Ils semblent tous chercher quelqu’un ou quelque chose.

Deux tabourets confortables au Bar. On est bien. Vodka mandarine. Ca commence à chauffer. Le Dj met une session revival années 90’. Je ne résiste pas. Je monte sur le podium. Moitié Casimir, moitié demi more dans strip-tease, je m’éclate sans extas, c’est extra. Sur le podium pour la dernière fois. (ou pas !)

A coté des mec en cravates : ça danse en remuant des hanches. Pas classe !
C’est à peine s’ils ne nous gratifient pas de la fameuse danse Omo (on fait semblant de laver un pan de sa chemise) ou de celle dite « le poisson dans l’étang » (on se pince les narines en imitant le poisson rouge).
Avec des voisins de podium pareil, je préfère redescendre me blottir contre chéri et regarder de l’autre coté où une déesse presque nue nous fait un remake de Beyoncé. Oumy et son copain reviennent de vadrouille. Nous en profitons pour aller nous aussi explorer des profondeurs du Candy bar.

Il n’y a pas de seaux à glace au Candy bar. Les bouteilles de vodka ou de champagne sont couchées dans de larges bassines argentées. Du coup, une seule bouteille ça fait pas vraiment « style », ça fait même « pauvre », deux ou trois ou un magnum ça fait plus classe. C’est pour ça que les gens sortent en (grandes) bandes.
Une fille a un malaise, elle suffoque. Ca sent les effets de la poudreuse. Ah ! maintenant, que je me marie, à moi les joies du sniffage de talc pour bébé …(soupir).
Un videur la porte au dessus de nos têtes. C’est plein de jeunes (16-22 ans) qui ont l’air de s’ennuyer. On sent qu’ils sont en représentation.
On danse dans l’espèce d’allée centrale. Chaud devant le frotti-frotta !
Je prends une dernière red bull pour la route et on se taille.

Finalement, c’est pas si mal que ça le Candy Bar (si on ramène son mec à soi).

mardi 5 avril 2005

Petit Rocher en galante compagnie



Nous arrivons de Rabat, à peine le temps de nous pomponner un peu et direction le Petit Rocher.
Notre réservation ne nous sert à rien, tout les endroits potables sont prévus pour des groupes.
Petite pause devant la mosquée. Il fait beau. Un avant-goût de l’été.
Nous finissons pas nous attabler.
Mecs en T-shirt moulant, on voit leurs ventres qui pointent tel des bébés géants. Une espèce d’hybride entre Mr propre et un teletubbies.
Mais bon, je ne suis pas seule. On murmure des choses douces à mon oreille.
Là, je sens qu’on me regarde plus que je ne regarde. Un couple red bull + coca light s’attable devant nous. Le mec est triangulaire, un genre de Johny bravo brun.
Derrière nous une grande tablées : vagues connaissances, tous le monde se ressemble. Je sais qu’ils ne s’aiment pas, qu’ils ne s’amusent pas forcément. Et s’ils sortent tous ensemble, c’est pour les économies d’échelle.
Hit du moment : Don’t drop the pressure.
La table au milieu, les filles se lèvent d’un coté les mecs de l’autres, il dansent presque sans se regarder devant la table-fossé, une espèce de Haïdouss revisité.
Moi, jean taille basse + shorty taille-basse, mon seul souci c’est qu’il y ai moins de 50% des gens qui reluquent mes fesses.
Le meilleur ami de mon ex me remarque. On se dit des « ça va » tout creux qui restent en suspens dans l’air un moment comme des bulles de savons. Puis je replonge dans le bleu mer du nord des yeux de mon chéri.

mardi 15 mars 2005

Un pasito pa'delante, Un pasito pa'atras

Oumy me rend visite à Rabat. Elle voulait se faire couper les cheveux chez mon coiffeur. Elle cherche « son » coiffeur comme les chevaliers de la table ronde cherchaient le Saint Graal. Elle "SAIT" qu’un jour le coiffeur-coloriste de ses rêves viendra… Faisant d’une pierre deux coup, nous décidons de passer le vendredi soir à Rabat et de revenir à Casa le lendemain après le coiffeur.
Je vais avec maman chercher ma Casaouie à Gare puis direction le Goeth institute pour manger un morceau. Plein à craquer. Pas une place au bar. Ma maman me fait le regard de celle qui va se fâcher. J’anticipe, j’embarque toute le monde au Purple.
Là, l’ambiance est autrement plus détendue. Pas de karaoké ce soir mais qu’à cela ne tienne, je suis une pro. Je pousse quand même la chansonnette pour ma mamita.
L’endroit est parsemé de connaissances incertaines, de vague collègues de travail…c’est ca Rabat, tout petit petit.
Maman regarde mon kir d’un œil réprobateur. Cinq minutes plus tard la voici qui parle de l’inconscience des gens qui conduisent avec des verres dans le nez.
Un conseil : ne sortez pas avec votre mère, ou bien très rarement.
Nous déposons ma mère à la maison vers 00.00 et nous dirigeons vers la plage de salé pour l’ouverture d’une boite de nuit « Le Coliseum ».
C’est grand, kitsch, aéré mais ça devrait plutôt s’appeler le Panthéon, l’endroit est mort-né. Il ne verra jamais le jour. Un gars nous explique qu’on lui a retiré le permis d’alcool 3 jours avant l’ouverture. Les gars seront au chômage à partir de lundi…
On ne sait pas quoi dire…on dit qu’on est désolée, que c’était joli, au revoir, merci.
Je vais visiter le Skiso, l’ancien 16e, que je n’avais pas connu d’ailleurs.
Ca sent encore la peinture fraîche, on nous accueille gentiment. La gérante insiste pour nous offrir un verre. Elle fait une grande soirée jeudi soir pour le lancement. On s’installe au bar. Une espèce de morse s’échoue à coté. Il me fait un signe qui se veut discret. Je lui tourne le dos. La gérante revient. Elle nous présente Réda le gérant de l’amnésia… ça discute un peu flyer sur Internet, des videurs qui ont du mal à distinguer les gens…etc.
On se dirige vers l’Amnésia que je n’avais pas vue depuis son relooking.


Le royaume du formica orange.
L’amnésia de mon adolescence a été revisitée par les Queers. Mon frère m'avait prévenue:
Mais à l’entrée, on ne nous connais pas (plus). Il parâit que Réda ou Lamâllem n'a pas appelé pour dire qu'on venait. Au bar, j’apprends à ma grande surprise qu’une Red bull ça compte comme de l’alcool. Le barman insiste : oui, Red bull c’est alcoolisé !!!
Je suis tellement sidérée que je prends une vodka citron. Ca c’est alcoolisé.
On visite, c’est plutôt vide. On se pose au bar encore une fois.
La musique est loin d’être bonne. Trance de base, latino périmé, tribal d'il y a 3 ans... Le Dj me dit bonjour, je lui demande si cette session s’arrête bientôt ?
Il me répond « Très bien je vais te passer ça dans dix minutes !!! »
Il ne m’écoutait pas quand j’avais 17 ans ... décidemment, encore un truc qui ne changera jamais…


Regardez-moi la tête du DJ de ma jeunesse ! Dommage qu'ils ne l'aient pas relooké avec les meubles...

2.00 Encore personne sur la piste. Un heureux groupe de gay, dont un(e) blond(e) filiforme, douziame dial le blond des Queers. Oumy improvise une sorte de chorégraphie avec le blond(e) qu’on a baptisé Radia.
RADIA (Photo non contractuelle)
On s'installe à l'entrée un moment. Surcharge de codes de branchitude. Orange et blanc. Le skaï colle aux fesses.
Passablement éméchée, Oumy fixe une espèce d’installation avec des ballons multicolores qui dansent dans les airs là, elle prend une voix de speakerine : « Bonsoir, bienvenu au Kéno, tirage du 12 mars 2005 : numéro 21, numéro 45, numéro 14 … ». Je suis morte de rire.
Un couple de mutants danse. Habits assortis. Chemisette blanche, nombril à l'air et pantalon noir pour le gars, chemise noire, pantalon blanc et cuissardes noires pour la fille. Et que je te fais un déhanchement à la Jlo et que je te fais une feinte à la Ricky Martin…ah …Oumy s’éclate avec Radia.
Les videurs se promènent… je repars m’asseoir devant le Kéno…Notre blond(e) embrasse tendrement un de ses copains en nous faisant des clins d’oeils.
Je me rappelle Woody Allen qui disait « le bisexuel a deux fois plus de chances le samedi soir ». Oumy me regarde en faisant une moue du genre « c’est pas juste !!! ». eh oui ! c’est pas juste !

PS: les photos de l'Amnésia viennent du site people.ma. Nous avons pris quelques photos édifiantes vendredi mais nous cherchons tjs un moyen pour les faire sortir de ce satané téléphone.

jeudi 3 mars 2005

La glace du dimanche

Haagen-Dazs un dimanche après-midi

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dimanche 20 février 2005

Reality check

Je rentre enfin à Casa. Je retrouve un ami chez un de ses amis que je connais pas. Grand appartement assez vide. L'ordinateur portable fait office de chaîne Hi-Fi. Cigarettes et vin rouge. Je me doute qu’ils ne m’avaient appelée que pour que je leur rapporte un tire-bouchon. Il sont « wild » mais pas assez pour ouvrir une bouteille sans tire-bouchon.
Je m’assois sagement. La conversation tourne autour des blog. Ingénieur n° 1 me demande d’expliquer à ingénieur n°2 qui pouffe à chaque mot pseudo technique, je me tais. Ca commence à parler école (d’ingénieur). Egrenage de souvenirs apparemment (très) frais. Ca me rappelle ces gars de 40 berges qui se parlent encore du lycée Descartes / Lyautey. Ca me sidère encore qu’à 28 ans passés, on me demande « tu as fait quel lycée ? ».

Un autre gugusse en djellaba rayée se ramène. Un festival d’Essaouira à lui tout seul. Il se roule un joint et me jetant un regard de gangster, genre « I’m a bad boy, baby… ». Je souris intérieurement. Et re-rabachage de souvenirs d’école qui ne me concernent pas. Cette fois c’est Al Jabr 1997. Petit calcul mental : Ces gars ont 25 ans grand max ! Vin rouge + Nas Al ghiwan + chichon : trip revival gnaoua avec 10 ans de retard… Je me tire.

22.30 : Je me dirige vers chez moi mais … Problème ...The iceberg in my bed (again)!

I never was a cornflake girl. Pas envie de rentrer à la maison. Pas maintenant. Je me dirige vers la côte, je tourne un peu. Décide d’aller à l’Amstrong. Il est encore trop tôt. Je rentre au « Riad », le resto à coté. Salade miniature et martini. Encore un resto qui surfe sur la vague tapas huileuses et tadelakt. L’endroit est calme. C’est la salle d’attente de l’Amstrong.

01.00 : Je me pose au bar de l’Amstrong. Vodka vanille et coca. Beurk !

Je sens dévisagée aussi bien par les filles que les garçons. Nana seule ? seule, seule ? Regards suspicieux… Mais j’ai envie de m’amuser. Je respire lentement. Exercices de lâcher prise en milieu hostile. Je reconnais de nombreux visages. Je dis bonsoir. Je les connais sans les connaître. Ne sais pas (plus) leurs noms. Je débranche un à un mes neurones. Je m’amuse enfin. Mais pas pour longtemps. Un quadra bedonnant, très marié, à en juger par son énorme alliance, me prend par le bras « alors, on danse toute seule ? ». Je le remets à sa place vite fait. Je continue à danser avec une vague connaissance. J’ai soif, je vais au bar et puis :

REALITY CHECK !

Une main, bien lourde sur mes fesses !!!

Je me retourne immédiatement. 3 mecs avec le quadra de toute à l’heure au milieu. La bande de hyènes ricane. Je crie, pousse celui qui était derrière moi, il répond « C’est pas moi ! C'est lui».

Et là, ça remonte. Réminiscence de l’école primaire. "C’est pas moi c’est lui". Je sens le piège. Je sens mon impuissance. Je crie, j’appelle le videur. Il rentre dans le groupe compact furieux et en ressort rapidement avec une expression extrêmement neutre. Ils lui ont filé un billet. Il me demande de me calmer. Ce serait presque moi la fautive maintenant.

'every finger in the room
is pointing at me
i wanna spit in their faces
then i get afraid what that could bring
i got a bowling ball in my stomach
i got a desert in my mouth
figures that my COURAGE
would choose to sell out now

J’en pleure de rage ! Je rencontre un copain. Il ne m’a jamais vue comme ça. Moi qui ne m’emporte presque jamais. Il me supplie de retourner là-dedans « on est là pour s’amuser »… Eh bien, moi, je ne m’amuse pas quand j’ai des sales pattes de vieux vicieux sur cul !!!! Je me donne en spectacle. Je n’arrive plus à retenir mes larmes, j’en veux au monde entier. S. ne veux pas me laisser rentrer seule. Il part avec moi.

Je tourne le moteur. La radio se met en marche. Ani DiFranco « Some guy tried to rub up against me, in a crowded subway car… Some guy try to feed me some stupid lines in some stupid bar... »

Je me dis que ça arrive à toutes les femmes. Partout. Je me calme lentement. Nous arrivons à la maison. Nous sirotons un Baileys. Ani continue de chanter. The sad soundtrack to my life. S. me prend la main tendrement comme pour me dire « Non, nous ne sommes pas tous comme ça. »
Vendredi soir, S. a sauvé les hommes.

mardi 15 février 2005

Non célébration

Petits coeurs et tberguig

J’ai comme l’impression que les non célébrations me réussissent. Le non-réveillon était formidable, merci Oumy, merci Cédric, merci Laurent Perrier. Et puis la non-Saint-Valentin était merveilleuse aussi. Merci R. - celui-là se reconnaîtra ;o) -

Boris Bille a continué à m’envoyer des mails de Saint-Valentin quand même … Mais j’ai mis un point d’honneur à ne prendre aucun des menus préfabriqués saumon-chocolat-et-gingembre proposés dans la capitale. Nous avons passé une éternité à chercher un restaurant sans petits cœurs rouges. Le resto en question était bondé, j’ai l’impression que la non-Saint-Valentin fait beaucoup d’adeptes…
Je me suis toujours sentie un peu gênée quand il s’agit de donner/recevoir des cadeaux devant des gens dans un restaurant… Mais bon, j’ai tenu le coup hier et j’ai même arboré fièrement mon cadeau pour reste de la soirée (eh oui, un bijou… :o). et puis ce n’était qu’une non-Saint-Valentin.

23.00, envie d’un peu de zik, direction le Moon Bay ou je rejoins une tablée de collègues.

La musique est bonne, ma tequila sunrise aussi, mais personne ne danse !!! je me dandine un peu avec mon non-valentin et je me demande ce qui retient tout ce beau monde de s’éclater ?

Serait-ce la Rbati attitude ??!! J’en arrive presque à regretter mes mutantes casablancaises.

Je joue un petit jeu avec R.. on transforme l’endroit en une scène de film muet et on parle à la place des gens… Nous avons en face de nous un couple. La fille paraît ne pas être très habituée à l’endroit, le mec lui, a un gros bandage à la main et lui fait des regards du type « initiateur-viril ». Je me lance, voix du mec : « Eh oui, c’est bien un putain d’alligator qui m’a fait ça… » R. me reprend, non non c’est pas ça … il fait la voix du mec « le bandage ? euh… en fait je suis célibataire depuis trop longtemps et je n’ai plus de lubrifiant… avec ce froid… »…

Tberguig, sport national…on ne se refait pas me direz-vous …

lundi 31 janvier 2005

Le doigt dans la ceinture.

Balcon, réserve ... suivez le doigt!

Vendredi. Balcon : Goldfinger et moi rentrons au Balcon comme dans un utérus géant. Je le suis de près. Il est mon ancre pour la soirée, je flotte derrière lui, un doigt entre sa ceinture et son pantalon. Un homme se penche vers moi, sourit à 3 centimètres de mon visage. Je me cramponne encore, mon doigt me fait mal. Je m’échoue quelque part entre une blonde et un quinquagénaire anglais à la chemise collante. Je suis mon bras jusqu’à mon doigt, parce que je sais que Goldfinger est au bout. Je distingue des visages familiers, un wanadien, un ex-collègue, des Amstronguiens…

Une grand rousse désarticulée se penche vers moi, exactement comme le squelette du train fantôme de mon enfance. Elle demande du feu à un gars derrière moi. Elle lui parle fort par-dessus mon épaule. Je me rappelle que j'étais montée dans le train fantôme avec mon père. Je me souviens aussi qu’au troisième "monstre", j’avais décrété que j’avais sommeil. J’avais fermé les yeux pendant tout le « voyage ». Je ne crois pas avoir changé depuis. Je ferme les yeux et les poings sauf pour mon index droit qui est complétement ankylosé.
Nous avons une overdose de rouge. Nous sortons de l’utérus et nous dirrigeons vers la réserve.

Réserve sous X :

Il fait un froid de canard même à l'intérieur. Le serveur nous ramène notre bouteille d’Absolut en nous la présentant comme s’il s’agissait d’un Saint-Emilion 1985. Goldfinger sourit et me masse le doigt. Il me tend ma demi-portion dans une main et me verse un grand verre d’eau, je l’appelle docteur. Une heure plus tard je termine ma dose. On danse, portés par la musique, légers, au-dessus des mutantes qui ont gardé leur trench Burberry, pièce maîtresse de leur garde-robe, de celles qui se balancent en matant.
"I can feel your heart beat" scande Bob Sinclar. C'est vrai, je ne sens plus que mon propre coeur. Je danse des heures durant, aucune fatigue. Juste une énergie sans cesse renouvellée. Le lapin Duracell : C'est moi. J'ai la gorge sèche malgré les litres d'eau. Je m'assieds, je sens le courage de dire à Goldfinger tout le bien que je pense de lui, je me relaxe, et laisse le rythme pénétrer chaque pore de ma peau. Nous rentrons à la maison, toujours en flottant, je mets la musique à fond, merci les voisins sympa. Ce n’est qu’au matin, alors que le soleil se lève que j’entame une longue et douloureuse descente.

mardi 21 décembre 2004

Le fond de l'air est gai

Another week-end story
Vendredi :Scénario bien rodé du vendredi soir. Dalil se ramène avec une nouvelle tête du club des handicapés du cortex, une espèce de nain de jardin chauve. Il ne touche pas à ma Pina Colada, cela suffit à le rendre antipathique à mes yeux.

22.00 Joya pour le dîner : Seule avec trois mecs que j’apprécie très moyennement. Je paye cher mon absence de clique. Je dîne. Mon ex débarque avec des filles. Je dis bonjour, je souris, un peu trop et je me dis que j’ai l’air bête. Je sens son parfum qui me fait toujours le même effet. Je me rassois sagement et continue une discussion sans intérêt avec le nain de jardin en poussant des « oh ! »" » et des « ah ! » grotesques … Il me raconte une espèce de légende celte sur ce que veulent les femmes, discussion bateau par excellence… Dalil et l’autre taré disparaissent et me laissent le nain de jardin sur les bras. Je l’embarque dans ma tournée. L’Amstrong est bondé, ça drague un max. Collision avec un pachyderme sympathique, échange de numéro. Je me sauve au Manhattan, où au moins, je peux respirer. Le nain de jardin me tiens par la taille, c’est ridicule. Il m’ôte toute envie de danser. Je décide d’abréger mes souffrances et de rentrer chez moi.

Samedi : Douce matinée entre moi et moi. Je m’attable à une terrasse et lis « La mort de Don Juan » de Poivre d'Arvor. Et là, à Segafredo, une phrase du livre me laisse sans voix :« Au fond, ce que j’aimais dans l’acte d’amour et ce que j’aime depuis, c’est cela : embrasser une femme, la tenir dans mes bras, lui signifier ma protection en échange de sa tendresse. Le reste n’a que peu d’importance, un peu de frénésie au bout d’un membre quelques mots crus pour se croire libéré, deux ou trois roueries de technicien pour provoquer la jouissance de l’autre ». Jamais je n’avais entendu alors ce genre de propos de la bouche d’un homme. Cela me plonge dans une interminable réflexion sur les hommes, sont-ils des femmes comme les autres ? sont-ils de Mars ? y en a t-il sur Venus ? Oumy me rejoint, nous allons chercher Vanille de chez le Veto-toiletteur. Nous la retrouvons toute fraîche, encore plus jolie que d’habitude. Oumy étant particulièrement timide, j’explique au veto que Vanille a une libido très développée ces temps-ci et une attirance irrépressible envers tout ce qui ressemble de près ou de loin à une jambe. Le verdict tombe : Il faut l’accoupler. S’en suit une longue discussion sur le caniche idéal… Oumy, en toute belle-mère qui se respecte s’enquiert des pedigrees des prétendants et demande même « zouj zouj men lhaja », deux paquets de 5 kg de croquettes, deux laisses, etc. etc. Le mariage de Vanille, tout un programme !

Après-midi : café avec le Pachyderme de l’Amstrong et son cousin. 17.30 Villa Zevaco, je rencontre mon ex encore « par hasard » … Je doute que le hasard existe à Casa. Nous sommes tous guidés par nos envies secrètes de rencontrer untel ou unetelle quelque part, innommable désir de se faire un peu mal. Début de soirée, le pachyderme s’avère collant, trop collant pour être honnête. J’annule ma soirée avec lui et je sors seule, comme une grande. Je rejoins de vagues amis, ainsi qu’un vague prétendant au Petit Rocher.

22.30 Petit Rocher : Je sors sur la terrasse. Je me poste une bière à la main et regarde l’édifice phallique de la mosquée Hassan II. A coté de moi, accoudé à la balustrade, un couple s’embrasse tendrement. Quintessence de la nuit casablancaise. Je retrouve le gris, avec une pute qui était avec un nain handicapé la semaine dernière à la Bodéga. Il fuit mon regard. Un monsieur propre me demande si je suis seule, je souris sans répondre. Mes amis arrivent, conversation vague avec mon vague prétendant. J’essaye d’expliquer mon concept de mutants, je m’enlise dans un concept de dominants-dominés, je laisse tomber et je mate. Il est vrai que l’endroit regorge de mutants qui trinquent, mangent, et dansent en levant les doigts vers le ciel, comme pour nous montrer leur planète d’origine… Ils veulent continuer la soirée ailleurs. Je décide de rentrer avant que le spleen de 3 heures du mat m’attrape. 01.30 : je glisse dans mon lit, je retrouve mon livre du matin. Je regarde l’oreiller vide à ma gauche, je le met sur le mien et je me met bien au milieu de mon lit à deux place. Je suis bien.

Dimanche : Journée en solo. Je regarde les dessins animés pendant toute la matinée. Je me fais un déjeuner succulent, rien que pour moi. Je met la chaîne à fond et m’active dans ma cuisine. Je bouche mes oreilles avec du Tori Amos et je me laisse aller flotter dans des mélodies que je connais par cœur… J’anticipe même ses respirations… Je lévite dans mon cocon musical "Soit heureux un instant, cet instant c’est ta vie"… Je hurle « boys on my left side, boys on my right side, boys in the middle and you're not here » Entre la salade et l’entrecôte, je me demande : Que faire des rêves de robes à traîne que personne ne porte jamais ? Que faire de ces chevaux qui peuplent mes songes, alors que ma dernière relation avec les équidés remonte à mes 5 ans, une sombre histoire avec un Poney nommé Kouki … ? Que faire de ces rêves d’hommes qui tiennent les portes et font mousser le champagne, alors que les hommes que je rencontre me bousculent à l’entrée de pubs qui n’ont rien de glamour. Le féminisme c’est ne pas compter sur le Prince charmant , disait Jules Renard. Je ne compte plus sur le Prince Charmant, mais je trouve ça plutôt triste.

mardi 7 décembre 2004

La tournée des grand dupes

Maison 20.00 Ismaël m’appelle alors que je suis en train de chercher une place de parking en bas de chez moi. Walou ! Je fais de grands sourires au gardien pour qu’il daigne s’occuper de mon cas, pas envie de faire un énième tour de pâté. Ah ! finalement une place à demi-interdite se libère, je me gare dare dare et re-sourire au gardien qui promet de m’appeler si jamais les Mad-Max (les dépanneuses) arrivent. Ismail passait par là et il a soif. Après quelques Margaritas, Dalil arrive avec un autre membre de l’amicale des handicapés du cortex.

Bodéga 22.00 Déjà pleine à craquer !!! en bons toutous nous mangeons nos croquettes bien grasses dans un petit coin. Tout le monde connaît tout le monde mais aucune conversation n’est possible. La communication se trouve réduite au strict minimum : œillades aguicheuse et moues dégoûtées. Dalil et l’handicapé s’en vont à la chasse à la meuf. Un navetteur au teint gris, en costard en en cravate rayée me fait un grand sourire du genre : « souviens-toi du 23 septembre, devant les toilettes du 6ème wagon ?… ». Il me demande si je suis seule. Je réponds, que non, que je suis avec mes amis, je lui désigne Dalil et son comparse en grande conversation avec des minettes boudeuses. Ca ne lui prend que deux secondes pour les jauger. Aucun danger, il y va de plus belle, et ton numéro, et qu’est ce que tu fais dans la vie… je ne donne aucune réponse, il continue à poser ses questions… Je me sauve entre les corps et arrive à atteindre le bar avec peine. Un Maï Taï !! Vite !!!

Le Gris me suis encore un peu puis tel un vautour remonte sur sa branche et continue à guetter une éventuelle proie. Je retourne terminer mes croquettes, la table est vide ! rien ! Le serveur a emporté les assiettes à moitié pleines sans nous demander notre avis. Je fais un rapide calcul de la valeur énergétique de mes tapas et me dit que cela vaut bien deux autres cocktails. A chaque chose malheur est bon. Mehdi B. bel éphèbe de la scène casablancaise nous fait une sorte de "Monkey dance". Il soutient le plafond le Bodéga de peur qu’il ne nous tombe sur la tête. Que ferions nous sans lui ?

Amstrong 00.30 On dit que la solitude conserve neuf, je suis "as seule as can be" et je me sens parfaitement usée. La même faune arrive petit à petit. Mehdi B. n’a rien à soutenir, il se poste devant le groupe canadiens et fait de grand sourires, il tient une bouteille de bière à la main, à aucun moment il ne boit. Le Michel de service se poste avec son tam tam. « Super popotin 1 » et « Super Popotin 2 - le retour » montent sur la scène et en avant les shake shake frénétiques. Une laissée pour compte monte sur une table … frétillement limite vulgaire d’une presque mutante …

02.30 Rencontre avec deux wanadiens, 15 minutes top chrono chacun, je retourne à mon verre, seule. Une bande de vieux s’agitent frénétiquement avec cette gestuelle particulière au plus de 40 ans, réminiscence du disco. Je me fais aborder par une demi-douzaine de mec. Courage de fin de soirée. Je dois représenter une espèce de fin de série, en soldes.

03.30 Dalil et son copain on accroché les deux meufs et décident de partir avec elles. Je décide de rentrer. Dégoûtée, je pense que vais devoir conduire, j’enchaîne les verres d’eau et les allées venues aux toilettes. Je dessaoule et regarde autour de moi, une immense tristesse m’envahit.

Maison 04.00 Je rentre. Je me démaquille, m’allonge Je me sens lasse face à l’ampleur de la tâche. J’ai peur de devenir moi aussi, comme dans la chanson de Zazie, une femme Téfal sur laquelle rien n’attache. Je me roule un joint et continue de fixer le plafond en attendant des jours meilleurs. On a tous les droits quand on a le spleen.