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mardi 14 février 2006

Et pour 2006, Lady M vous présente : La Saint-Valentin en solo ! (Avec le sourire SVP)


Dans la pure tradition rasadienne, (oui rasadienne) je ne pouvais faire l’impasse sur le billet de 14 février 2006 ! Et puis même si je le voulais, les offres ce cher Boris Bille, la tempête de coeurs qui semble s'être abattue sur le Royaume-Uni et les SMS du Divinus, du Comptoir etc. sont là pour me rappeler qu'aujourd'hui les fleuristes se font des couilles en or et les filles sans amoureux regardent Bridget Jones pour la 140éme fois.

Un oeil dans le rétroviseur :

L’année dernière, je fêtais une non Saint-Valentin (genre don’t take me for granted) avec celui qui allait devenir mon mari.

L’année d’avant, je partageais un repas forfait amoureux et me disputais les cadeaux surprises avec une copine.

Et cette année, je suis seule. Ni mari, ni copine, ni parent, ni même bonne ! Toute seule !

Non, non les ami(e)s ne vous affolez pas, non, ma mère ne te suicide pas, non les mecs ne vous excitez pas, Robert va revenir ! En fait, je suis retournée d’Angleterre hier soir alors que chéri est resté pour quelques jours de plus et donc je me retrouve seule aujourd’hui.

Mais comme mon cœur de jeune épouse est plein de sérénité, je ne flippe pas (The power of love).

Et puis, j’ai déjà donné. J’ai flippé à chaque Saint-Valentin depuis l’âge de dix-huit ans (âge de mon entrée en club des nénéttes qui sortent avec des mecs, par opposition aux voilées moustachues, aux « sérieuses » passionnées de pâtisserie et autres vertueuses en tout genre).

Onze printemps que je flippe « Tu crois qu’il va m’offrir quelque chose ? », « C’est rien que de la merde commerciale tout ça ! » (Ça c’est plutôt les mecs qui le disent, moi, j’aime trop les cadeaux pour dire ce genre de conneries), « Qu’est ce que je vais bien pouvoir mettre/cuisiner/offrir ? », « Putain, pourquoi les mecs de l’été sont périmés avant la Saint-Valentin ou même le réveillon du nouvel an ?!! », « Aji, Fuck la Saint-Valentin, t’as du shit ?! » etc.

Et finalement, finalement, j’atteins la zénitude de celle qui se sait aimée que ça soit la Saint-Valentin, 3achoura ou bien la Toussaint. (Je vous agace, je sais…)

Donc, ce soir, en belle femme épanouie que je suis, après la virée Label Vie, je rentre chez moi, me faire une soupe.

Iwa, les amoureux et les aspirants amoureux : Joyeuse Saint-Valentin et que la force soit avec vous !

dimanche 31 juillet 2005

Just married !


Je passe en coup de vent pour annoncer à mes amis blogueurs que Rob et moi nous nous sommes dit "oui" hier :)
Nous partons en voyage de noces demain soir.
Grosses bises à tous mes amis qui lisent mon blog et très bientôt !

vendredi 27 mai 2005

Compte à rebours



Pas envie de bloguer ces derniers jours, ou si peu. Je me contente de rêvasser au bureau, dans la voiture dans les bras de chéri. J’erre dans les couloirs de boite, je pianote lentement sur mon clavier...
Non, ca n’est pas l’asthénie printanière, ça n’est pas une baisse_de_régime_due_au_stress !

C’est juste que je suis dans une salle d’attente : j’attends le jour du concert de Tori Amos.

Et il n’y a à qu’une seule chose qui peut me donner la pêche en ce moment, c’est ma chanson préférée : Father Lucifer ! Fréquence de résonance de mon âme. Je possède une douzaine de versions de cette chanson. Je l’écoute tous les jours ou presque depuis à peu près huit ans !
Lecteur, je sais que tu t’en fout ! Mais j’aime cette femme et c’est à peine si je ne n’inscrit pas dans les cases religions : « Tori Amos ».

A l'idée que dans exactement huit jours, je serais devant le Carling Apollo Hammersmith, je suis tétanisée de bonheur.

Aujourd’hui encore, je disais à Rob pendant le déjeuner : « You think it’s worth waiting for the tour bus ? ».

Il répond « Whatever you like, sweetheart» (sa réponse préférée, qui a le don de m’exaspérer à un point… ».

Je continue : « what if it’s raining ? I am sure it’s gonna be raining !!! »

Rob se concentre sur son poulet, il sait que c’est pas la peine de répondre.

Je continue : « I’d wait to get an autograph on my book despite the rain you know… »

Il marmonne : « Great, let’s wait for her under the rain, fine by me… »

Je rétorque « And then get all sick for our trip to Cornwall ??!! Oh no ! ».

Il me fait :"True, and you hate rain..."

Là, je réponds :" Do you think we get and autograph AND a picture with her ?! that would be GREAT!!! We don't care for the rain, do we ?"

Là, Rob se lève, me sourit et dit : « Want some coffee, sweetheart? »

lundi 11 avril 2005

La conversion



Nous allons nous marier et si nous ne voulons pas être des hors la loi au royaume des sens, Rob doit se convertir.
Rob qui a étudié toutes formes de langages naturels et artificiels sait écrire et lire l’arabe, mais n’y comprends pas grand-chose. Je lui écrit la Chahada sur un bout de papier. Et la lui fait réciter une dizaine de fois par jour pendant une semaine.
Je rentre à la maison vendredi soir, je le trouve en train de lire le chapitre islam sur l’encyclopédie de son pc. Il sait sa Chahada par cœur.
Nous devons aussi choisir un nom. Je pense à Ryad. Il me fait « Ryad ? as in Hay Ryad ? U’re sure ?! »… Bien sûr, I am sure, c’est très joli Ryad.
Le soir-même je discute avec frangin qui ponctue chaque phrases de "Wa naari, j’arrive pas à le croire… Sla ou slaam…". Je lui demande de me donner une idée de prénom, il me dit "appelle-le Mostafa comme papa". Je rétorque : « Hors de question !!! Appeler mon mari comme mon père ?! Tu veux mettre ma vie sentimentale et sexuelle en péril ?! »
Il me fait "Alors … appelle-le Ryad !"
Je reste estomaquée. On n'en avait jamais discuté auparavant et voilà qu’on choisi le même prénom !
Va pour Ryad !
Samedi. Le grand jour.

Je cherche en vain quelque chose de « décent » à mettre devant les adouls. Que des trucs collants ou décolletés, il ne me reste plus que le top à sequins de Marrakech. Un peu sexy quand même mais il dispose de manches !
Le cabinet des adouls se trouve au premier étage au-dessus d’un café où l’activité principale est le tiercé. Nous descendons de voiture, nous avons 60 paires d’yeux qui nous fixent.
Ah le mariage mixte ca promet !
Bon, les deux adouls nous attendent. L’un, un peu moderne et jeune, c’est celui que je connaît, il était avec ma cousine en classe à Dar Al Hadith Al Hassania, l’autre longue barbe blanche, grosse bedaine et regard pétillant.
Le gros demande mon prénom et se lance dans une poésie improvisée sur le thème des Mahassine. Il me reluque sans vergogne. « Ah ! notre ami a choisi, et il a su choisir … Ma chaa Allah … Ma chaa Allah…».
Il me demande de traduire pour Rob pendant qu’il note " Hadara Achabe Roubir maxwile… bla bla bla" vient le moment tant attendu où Robert récite sa profession de foi.
Il lui demande quel nom il a choisi : « Ryad » … Le gros fait : « Ya salam … very good, very good… »
Il se lance dans une histoire du temps où il étudiait l’arabe en Arabie Saoudite, il n’avait pas voulu étudier l’anglais, comme il le regrette maintenant…bla bla bla.
Bon, il me dit aussi qu’il faut que je montre à Rob comment faire les grandes ablutions « Al Woudoua Al Akbar » maintenant qu’il est musulman. Je flaire le traquenard, je fais celle qui rougit, je dis « Ah, nous ne vivons pas ensemble. Je ne peux pas lui montrer ce genre de choses. »
Oui, j’en fais un peu trop mais c’est jouissif ce petit trip candide. J’en rajoute même une couche « Je vais demander à un homme de l’emmener au Hammam et à la mosquée… »
Le barbu me dit "Al Islam Dine Yousr, ne le brusquez pas ! J’en ai vu qui demandaient à leurs maris fraichement convaincu de faire la prière, le ramadan, etc. dès la première année. ou bien même de se faire circoncire (petit sourire narquois)!!! Erreur ! c’est le meilleur moyen de faire fuir l’homme. Il faut de la souplesse (re-sourire narquois)."
Je lui assure que je suivrais son conseil. Il jette un œil dans mon sac entrouvert, voit ma ventoline et se lance dans de longues louanges d’un guérisseur éclairé dans le Sahara (ils habitent tous là-bas…). Je promets de prendre des vacances rien que pour ça et note consciencieusement le nom du gars.
Ils nous gratifient d’un long douâa de bonheur et de prospérité.
Ils finissent de rédiger l’acte de conversion. Me demandent plein de détails sur moi puisque je figure dans l’acte en tant qu’interprète. Arrive le moment de payer. Le vieux veut nous taxer 1000 balles plus un bakchiche. J’affirme qu’on a pas tout ça. Le jeune demande 700 balles. Je sais pertinemment que ça ne doit pas dépasser 350 balles. On paye le double juste pour faire vite. Re-sourire forcé de ma part. Rob attend que je lui traduise un peu toute cette demi-heure de parlote.
On descend l’escalier en silence. J’arrive dans la voiture. Je suis toute rouge. Pas envie de parler, juste envie d’une bière.