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lundi 15 mai 2006

Marock

J’ai eu la mauvaise idée d’aller voir Marock au Mégarama un samedi soir. Mais malgré la foule de boutonneux surexcités, les petites minettes qui n’arrêtaient pas de se lever de siège en siège, les groupes mécontents de ne pas s’asseoir au même rang, le film en valait la peine.
D’abord, les gens sont beaux. Oui, ce n’est pas négligeable ça. Pour une fois que l’on nous montre des tronches qui ne nous font pas mal aux yeux. Pour une fois que le jeune premier ne dit pas : « Kanmout 3lik a Zoubida ! », ou bien « Rdi 3lia a lwalida ».
Dans la vraie vie, je ne connais personne qui parle comme ça, sauf Rachid Louali, évidemment.
Oui le film ne reflète pas la majorité des marocains. Non, le film ne fait pas dans le misérabilisme bien-pensant et c’est tant mieux.
Oui, dans mon Maroc à moi, à 17-18 ans la grande question est bien : « Baiser ou pas baiser ? »
J’ai aussi aimé les bonnes et les chauffeurs. La grosse nounou qui fait sortir les spaghettis du dos. Le pinçage des fesses de bonnes existe mais ce n’est pas une règle et ça, le film l’a montré aussi. Il y a aussi l’attachement qu’il peut y avoir entre les gens de maison et Maline Eddar.
J’ai aimé le jeu naturel des acteurs, les personnages crédibles. Petit bémol pour l’histoire d’amour au dénouement un peu (trop) simple et rapide. (Il a fallu tuer le mec pour trouver une issue).
Ceci dit, l’ambiance Candy bar, les premiers amours dans un cabanon au Dahomey, la petite nénette qui épouse le sauveur de la famille, l’extraordinaire prof de maths, les longs après-midi sur la terrasse entre copines, l'amitié, les préparations d’examens quand il fait chaud, le ramadan, ceux qui le font, ceux qui le font pas, je ne sais pas pour vous, mais moi, en tout cas, ça me parle.

vendredi 12 mai 2006

Eteindre la caméra

Comme la première taffe d’un pétard
Les rayons de soleil caressant mon lit
Le matin quand on se réveille tard
Dans un élan d’amour et de vie

Il est des rêves que l’on ne fait qu’éveillé
Et des dettes que l’on ne finit jamais de payer
Il y eu des jours où seule la douleur
Savait tracer les frontières de mon cœur

Ancien puzzle aux pièces manquantes
Abonnée aux complaintes déprimantes
J’ai perdu la phobie des rimes faciles
Le complexe des phrases rondes et agiles

Fatiguée de me voir en plongée,
Je veux remercier celui qui a éteint la caméra

mardi 2 mai 2006

Le weekend à Marrakech - Part Two

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