J’ai marché sur cette piste de danse, des centaines de fois.
Je me suis accoudée à ce bar, j’y ai déposé mon cœur et mes fesses que de fois.
J’ai vomi dans ces toilettes, fumé et ri.

Merde ! C’est le printemps et le printemps me rend nostalgique.

Je suis nostalgique du temps où aller en boite était un événement. Non, pas l’époque où j’avais pas l’âge et je devais mentir à mes parents, non le temps d’après. La parenthèse bénie, où l’envie de nid n’a pas encore pointé son nez.
L’époque où on est juste contente d’être amoureuse ou juste triste d’être larguée. L’époque où on largue aussi sans regrets, beaucoup. Sur mon scooter chinois, je me sentais invincible. Je voulais tout essayer, tout faire. Me sentir en VIE, quitte à me faire mal des fois.

Quand j’étais gosse je croyais qu’en grandissant on devait prendre des noms d’adultes une Jihane en grandissant devrait devenir Assia ou Fatima, un Réda deviendrait un Abdelhak. Vous vous doutez bien que je ne voulais pas changer de nom. J’avais vite fait de comprendre que les adultes étaient ou fous ou chiants.
Dans ma fuite en avant, je me suis mariée avec Peter Pan et je me suis retrouvée Mary Poppins. Recadrage.

Face à Label Vie, aux 10 heures de bureau quotidiennes, à la balance qui fait sa pute depuis 2 mois, c’est le rock qui me fait tenir ? et vous ?