LA DENT
Par Lady_M, mardi 27 septembre 2005 à 12:17 :: Nouvelles :: #79 :: rss
Tout d’abord, il faut que vous sachiez quelque chose : je ne suis pas une pute.
Eh bien non, parce que j’ai un métier. Je travaille dans une grande boite internationale. Je suis télé-conseillère et je touche 4230,00 par mois, quand j’atteins mes objectifs bien sûr !
Oui, mes dernières bottes m’ont coûté 2300 dirhams. Il est évident que je ne peux décemment pas vivre avec mon salaire de misère. Vous vous demandez comment je fais ? eh bien j’ai plein d’amis. La nature m’a dotée d’une jolie frimousse et d’un corps assez plaisant. Je n’ai eu qu’à changer la couleur noire assez beldia de mes cheveux, c’est pas beaucoup comme changement, non ? Maintenant, je suis blonde comme toutes les fille modernes que je connais.
Mes parents sont de Meknès, je les vois de temps en temps pendant les fêtes. Mon père est instituteur et ma mère est femme au foyer comme on dit. Nous sommes cinq frères et sœurs.
Dans l’appartement, il y’avait la chambre de mes parents, le séjour qui nous servait de salle à manger et de chambre à coucher et le salon qui sentait un peu le moisi et où nous ne mettions jamais les pieds.
Chaque fois, quand ma mère n’était pas là, je m’asseyais sur le sofa et je parlais à des invités imaginaires, j’offrais le thé, plein de gâteaux et de pâtisseries…
Nous avions de quoi manger mais pas plus. On se refilait nos vêtements et le peu de jouets que nous avions. Les biscuits et autres ghribas à la noix de coco que ma mère confectionnait pour les fêtes restaient toujours sous clé dans un seau en email dans sa chambre. Nous ne sommes jamais allé au restaurant et nous n’avons été au café qu’une seule fois, pour mon premier jeune du ramadan.
Mon père est une sorte de gentil, accablé par l’existence. Il passait sa journée à lire le journal, toujours le même journal "Al Alam", tous les jours. Il se désintéressait de son travail, qu’il trouvait ingrat. Ma mère quand à elle passait son temps à compter l’argent et à se plaindre qu’on ne pourrait pas finir le mois. Elle arrivait cependant à économiser sous après sous pour s’acheter des bijoux.
Quand j’avais 14 ans, je me suis brisée une dent pendant la récréation. Le dentiste avait dit qu’il fallait la couronner tout de suite ou l’arracher. J’ai demandé à ma mère de vendre un de ses bracelets pour payer la couronne. Elle a répondu qu’elle gardait son or pour « douayer zmane» et qu’une dent de plus ou de moins ça ne changeait pas grand-chose, j’étais si jolie.
Ce jour là, j’ai arrêté de sourire et je me suis jurée de ne jamais devenir comme elle.
J’ai eu mon bac sans trop de problèmes. Je me suis inscrite à la fac d’économie mais il y avait tellement de grèves que je n’ai pas pu faire grand-chose. Ma mère décida de m’envoyer chez ma tante à Salé pour que je puisse aller à la fac. Elle lui donna 500 dirhams par mois pour ma nourriture et m’acheta une carte de bus. Encore une fois, je me retrouvais à dormir avec 4 cousins dans la même chambre, encore une fois du poulet à tous les repas, la RTM à fond toute la journée… Le mari de ma tante était un homme pieux et bête. Il entendait mener sa famille à la baguette et se sentait tout naturellement responsable de moi aussi.
Quand j’arrivais un peu en retard, il marmonnait dans sa barbe « Tu auras beau faire des études, tu finiras au chômage comme tout le monde. A quoi ça sert de gaspiller ton temps et l'argent de tes parents, il y’a tellement d’usines ici, tu pourrais travailler dans le textile, tu gagnerais assez pour nous payer ton logement et envoyer de l’argent à tes pauvres parents… »
La discrétion de mon père me manquait. Je passais toute la journée au campus. Je ne pouvais pas aller au café entre les cours parce qu’à part la carte du bus, je n’avais pas le sou. Je m’asseyais sur la pelouse et je rêvais du jour où je quitterais ma tante et son connard de mari.
Nezha, une fille de ma promo avec qui je m’étais liée d’amitié, habitait la cité universitaire et m’assurait qu’elle pouvait m’aider à décrocher une chambre qui me coûterait encore moins que les 500 dirhams que je payais à ma tante. Elle m’assurait qu’elle connaissait l’intendant de la cité et qu’il suffisait que je passe lui demander « gentiment » au bureau.
Un jeudi matin, je cognais timidement à ma porte, j’entre. « Ahlan Al Maknassia !! Tu vas bien ? On m’a parlé de toi, alors tu voudrais une chambre ici ? Assieds-toi ! »
C’était un homme court sur pattes, brun, avec une grosse moustache bien taillée, une odeur d’after-shave très prononcée, une chemise rose trop serrée et une cravate marron trop large.
Je lui racontais alors que j’habitais chez des parents et que ça devenait de plus en plus dur.
« Je vais te donner un formulaire et la liste des papiers à ramener » me dit-il.
Il se leva alors, fis le tour du bureau, il cherchait à prendre une pile de papier sur l’étagère derrière moi. Sa braguette était contre ma joue, il se penche encore plus, je pouvais sentir l’enflure de son sexe sur mon visage. Je n’osais pas bouger. Je savais que je n’obtiendrais pas cette chambre gratuitement.
Il réussi à attraper les papiers, se rassit et me décrivit toutes les étapes à parcourir. Je lui demandais si je devais revenir le voir. Il me répondit qu’il suffirait que je remette le dossier à la secrétaire et que je repasse une semaine après pour vérifier si on m’avait trouvé une chambre.
En effet, quinze jours plus tard, non seulement j’avais déménagé de chez ma tante mais je partageais la chambre de mon unique amie Nezha ainsi que Alia et Najat, deux autres filles, des co-chambrières comme elles disaient.
Nezha était originaire de Oued Zem, bien en chair, rigolote, elle ne pigeait rien à l’économie mais savait très bien s’y faire avec les hommes. Les autres filles étaient en 3ème année biologie.
Alia était une jolie blonde à l’accent chantant originaire d’Asilah et Najat était une grande brune aux yeux noirs de Safi. Toutes les trois étaient fans de musique libanaise, de pizza et de fringues ultra sexy achetée dans les boutiques de la galerie "Mamounia".
La chambre disposait d’un frigidaire, d’une télévision, d’une minichaîne. Il y avait une commode avec tellement de maquillage et parfums qu’on aurait pu ouvrir un magasin. Mais ce qui m’avait le plus surpris était une grande corbeille pleine de dessous aussi affriolants les uns que les autres.
Je venais de toucher ma première bourse, après avoir payé le loyer il me restait donc les 500 dirhams de mes parents. C’était la première fois que j’avais de l’argent à moi. Je décidais d’économiser assez d’argent pour m’acheter une nouvelle dent, ce qui me coûterait plus de 10.000 dirhams mais il n’y avait que trois trimestres par année scolaire et les polycopiés me coûtaient une fortune.
Les filles sortaient beaucoup. Elles faisaient placards communs et corbeille à dessous commune. Elles ne m’emmenaient pas avec elle, peut-être à cause de ma dent.
Une vendredi soir, alors que Najat était très malade, des règles extrêmement douloureuses, et que Alia était chez ses parents à Asilah, Nezha devait se rendre à une soirée très importante « la soirée du siècle » mais elle ne voulait pas y aller seule.
« Amal tu veux pas venir avec moi ? Arrête de regarder la télé comme une vieille, viens avec moi, tu vas t’amuser, on va danser, manger, boire et il se peut même que tu reçoives des petits cadeaux… ».
« Des cadeaux ? Quel genre ? », demandais-je. « Ben du fric, Bécasse ! »
J’avais compris il y’a longtemps que les filles avaient des entrées d’argent assez importantes et pas très catholiques, ça ne me gênait pas mais j’avais un peu peur des hommes…
« Allez mets-moi cette jupe et ce petit haut et tiens je te prête ma nouvelle paire de soutiens-gorge et le string assorti. Yallah !!! Vite, vite, on vient nous chercher dans dix minutes. »
Il était dix heures moins quart. La cité ferme à onze heures. J’ai su que je ne passerais pas la nuit dans la chambre. Une grosse Mercedes blanche est venue nous chercher, le chauffeur connaissait bien Nezha lui dit : « Dès que le Cheikh est arrivé il a demandé après toi et les filles ! Il vous aime beaucoup tu sais, cette fois il est venu avec des amis ...». Nezha papote avec le chauffeur qui nous conduit vers le quartier Souissi. Il s’arrête dans une impasse, devant une grande muraille. La grille s’ouvre et nous traversons un long jardin, nous entendons la musique d’un orchestre et des rires de femmes. Nous entrons dans un grand salon, il y avait des hommes en tunique assis sur les sofas tandis que les femmes plus ou moins dénudées dansaient un peu partout. Nezha se dirrige vers l’homme au centre et lui crie : « Habibi, comme tu m’as manqué !! ».
C’était un saoudien bedonnant d’une cinquantaine d’année. Il avait un gros nez et un regard perçant. Elle s’assoit sur ses genoux tandis qu’il commence à l’embrasser. Il lève les yeux et lui demande : «Tien tiens ! Je n’ai jamais vu ton amie ». « Ah, c’est Amal ma copine de chambre à l’université, c’est la première fois qu’elle sort ».Alors il lui chuchote quelque chose dans l’oreille et elle éclate de rire. Elle me regarde et me fait signe qu’elle m’expliquera après. Quand elle se fait remplacer par une autre fille dans les bras du Cheikh, elle m’emmène aux toilettes pour me parler.
Elle ferme la porte à double tour et me dit : « Amal, je ne vais pas y aller par quatre chemins, tu es vierge non ? », je réponds : « Euh oui, je crois ».
« Ecoute, le cousin du cheikh est un fou de vierges, il te veut pour lui, il te donnera beaucoup d’argent… ».
Et là, au lieu d’être choquée, au lieu de prendre mes jambes à mon cou, je m’entends répondre froidement : « Combien ? »
Ben oui, je ne connaissais personne, je faisais des études de merde, je n’avais aucun avenir, aucune richesse, mon hymen était mon seul bien, je comptais bien le vendre au plus offrant au lieu de me marier avec un petit connard qui touche 2000 dirhams par mois qui me prendra pour sa bonne.
Elle me dit : "Ah ça je ne sais pas, je vais demander si tu veux". Je lui réponds : « Je reste là, va demander ! ».
Elle se retourne en sortant de la salle de bain et me dit : « Maskhouta n'tia !!! Je ne savais pas que tu étais comme ça !!! »
Elle revient 5 minutes plus tard : « Tu me croiras pas : 5000 dollars !!!!»
Je fais un rapide calcul mental : ça fait exactement 100 fois 500 dirhams : 100 mois de merde!
Je lui dis : « Marché conclu ! C’est quand il veut. »
Le cousin du cheikh était aux anges. Il me demanda de m’asseoir à coté de lui, m’offrit du champagne et même du cigare. Son parfum capiteux me donnait la nausée. Je toussais et lui riait. Je buvais lentement, je voulais être assez consciente pour compter mon argent.
Vers 3h00 du matin, il se leva et m’ordonna de le suivre dans une chambre, puis il me demanda de m’allonger sur le lit. Il commençait à se déshabiller, C’était un homme grand et mince. Il était tellement maigre que l’on pouvait voir ses côtes. Il devait avoir la quarantaine, il avait le crâne chauve et une petite barbichette. Il enlevait son slip blanc, je pouvais voir son long sexe tout brun. Je serre les mâchoires, et me mord la langue jusqu’au sang. J’ai peur qu’il s’en rende compte en voulant m’embrasser. Mais j’ai l’impression que plus j’étais tendue, plus ça lui plaisait.
Il se mit à me déshabiller lentement, comme si j’étais un cadeau et qu’il voulait garder le papier d’emballage intact. Il marmonnait des choses que je ne comprenais pas.
Quand je fut totalement nue, il prit une lampe de poche, m’écartait les jambes et se mis à inspecter mon sexe. Il retourna la lampe de poche et essaya de l’enfoncer en moi sans succès.
Il me regarda avec un grand sourire. Se leva et alla chercher une serviette en cuir. Il me jeta des liasses de billets. Je ne savais pas si le compte y était mais je n’avais jamais vu autant d’argent de ma vie.
Je fermai alors les yeux et m’imaginai chez le dentiste en train de me faire poser un implant. Ce fut bref, un peu douloureux. Il se leva et vis que je saignais abondamment. Il me dit alors: « Je suis très content, tiens garde ce rosaire en or en souvenir de celui qui a fait de toi une femme ».
A l’aube, je me rhabillai, pris l’argent, le rosaire, et parti retrouver le chauffeur. Je lui donnai 50 dollars pour qu’il me ramène à la cité.
La chambre était silencieuse, Najat dormait encore. Je voulais me laver mais je ne pouvais pas me résoudre à laisser l’argent une seule seconde.
A 8h30, j’étais déjà au bureau de change. Il y avait bien en tout et pour tout 5500 dollars. Je mis l’argent dans un compte épargne et parti prendre rendez-vous chez le dentiste.
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1. Le mardi 27 septembre 2005 à 16:39, par nisrine
2. Le mardi 27 septembre 2005 à 16:41, par Lady M :: site
3. Le mardi 27 septembre 2005 à 17:56, par slimch :: site
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