Il y a des anniversaires que l’on n’oublie pas.
Trois années se sont écoulées depuis cette chaude matinée de septembre.
Trois ans déjà que je suis amputée.

Je t’avais emmené seule dans cette pièce froide au bout du jardin ensoleillé. J’ai marché jusqu’à la cabine téléphonique pour leur dire de venir. Ils ne m’ont pas demandé si tu allais bien, ils avaient compris. Nous le savions. Pendant la nuit nos entrailles nous on dit que tu t’en allais.

Trois ans que je pense à toi tous les jours, que tu me fais rire, que tu me fais pleurer et que tu me fais faire des conneries.
Tu ne mourras pas tant que je respire, tant que mon frère respire, tant que tous ceux qui t’aiment respirent…

Et même après notre mort, on t’aimera encore, de la même manière que nous ressentons les vagues d’amour que tu nous envoies chaque jour.