Nous arrivons de Rabat, à peine le temps de nous pomponner un peu et direction le Petit Rocher.
Notre réservation ne nous sert à rien, tout les endroits potables sont prévus pour des groupes.
Petite pause devant la mosquée. Il fait beau. Un avant-goût de l’été.
Nous finissons pas nous attabler.
Mecs en T-shirt moulant, on voit leurs ventres qui pointent tel des bébés géants. Une espèce d’hybride entre Mr propre et un teletubbies.
Mais bon, je ne suis pas seule. On murmure des choses douces à mon oreille.
Là, je sens qu’on me regarde plus que je ne regarde. Un couple red bull + coca light s’attable devant nous. Le mec est triangulaire, un genre de Johny bravo brun.
Derrière nous une grande tablées : vagues connaissances, tous le monde se ressemble. Je sais qu’ils ne s’aiment pas, qu’ils ne s’amusent pas forcément. Et s’ils sortent tous ensemble, c’est pour les économies d’échelle.
Hit du moment : Don’t drop the pressure.
La table au milieu, les filles se lèvent d’un coté les mecs de l’autres, il dansent presque sans se regarder devant la table-fossé, une espèce de Haïdouss revisité.
Moi, jean taille basse + shorty taille-basse, mon seul souci c’est qu’il y ai moins de 50% des gens qui reluquent mes fesses.
Le meilleur ami de mon ex me remarque. On se dit des « ça va » tout creux qui restent en suspens dans l’air un moment comme des bulles de savons. Puis je replonge dans le bleu mer du nord des yeux de mon chéri.