lundi 25 avril 2005
25/04/2005
14:46
Par Lady_M
Fun
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
mercredi 20 avril 2005
20/04/2005
18:21
Par Lady_M
Sortir

Bodéga
Nous nous pointons à 20.30 pour avoir une place. On s’installe sagement et je tente de garder une place pour Oumy qui tarde dangereusement.
21h00 : Mademoiselle arrive comme une fleur, l’endroit est déjà bondé. On commence à refuser du monde en haut.
Y’a pas ! Quand je serais grande je serais propriétaire de la Bodéga de Casa!
Dans la salle, la clientèle habituelle d’expat, des couples, des gringalets qui fument le cigare, de vieux célibataires, des mecs en vadrouille sans leurs femmes, et pleins de filles seules dont Anouar et ses copines. Anouar a fait des stages avec la danseuse de flamenco, elle tape des mains en mesure.
Hormis l’apparition inopinée de collègue_qui_fait_sa_prière_qui_boit_comme_un trou_et_fume_comme_un pompier, tout ce passe très bien.
Le collègue en question, que nous nommerons Shreck pour des raisons évidentes de ressemblance, adore faire ses ablutions dans les toilettes du bureau, il adore aussi ne pas sécher ses mains et se promèner comme ça manches relevées, tout dégoulinant de piété. Ah ! la foi !
Enfin, Shreck, se pose devant moi et mate mon décolleté comme si ça vie en dépendait. Bon, moi qui était déjà à cocktail + sangria + bière, je m’en foutait pas mal.
Vint le moment de grâce :
Un des serveurs-animateurs rejoint Violetta, rakza et flamenco. Fusion magnifique! compléments synchro. Guitare andalouse et krakeb gnaoua…
Fin du spectacle.
On décide de descendre en bas, se faire réchauffer par la foule. Aucun moyen de prendre un verre. On siffle des B52. et on danse.
Je présente Rob aux « amis ». J’articule bien : "Fi-an-cé" !
Oumy a rencontré un ami d’enfance surexcité qui tient ABSOLUMENT à ce qu’on aillent tous au Candy Bar.
Le Candy Bar.

Le Candy Bar était pour le moi le fief des mutants, leurs maquis, où je ne m’aventurais guère.
Eh oui ! L’amour fait des miracles. Je me sens invulnérable. Nous nous frayons un chemin vers le bar à travers la foule.
Il est 01.30 personne ne danse. Il y a une masse compacts de « djeunes » qui vont et viennent. Ils semblent tous chercher quelqu’un ou quelque chose.
Deux tabourets confortables au Bar. On est bien. Vodka mandarine. Ca commence à chauffer. Le Dj met une session revival années 90’. Je ne résiste pas. Je monte sur le podium. Moitié Casimir, moitié demi more dans strip-tease, je m’éclate sans extas, c’est extra. Sur le podium pour la dernière fois. (ou pas !)
A coté des mec en cravates : ça danse en remuant des hanches. Pas classe !
C’est à peine s’ils ne nous gratifient pas de la fameuse danse Omo (on fait semblant de laver un pan de sa chemise) ou de celle dite « le poisson dans l’étang » (on se pince les narines en imitant le poisson rouge).
Avec des voisins de podium pareil, je préfère redescendre me blottir contre chéri et regarder de l’autre coté où une déesse presque nue nous fait un remake de Beyoncé. Oumy et son copain reviennent de vadrouille. Nous en profitons pour aller nous aussi explorer des profondeurs du Candy bar.
Il n’y a pas de seaux à glace au Candy bar. Les bouteilles de vodka ou de champagne sont couchées dans de larges bassines argentées. Du coup, une seule bouteille ça fait pas vraiment « style », ça fait même « pauvre », deux ou trois ou un magnum ça fait plus classe. C’est pour ça que les gens sortent en (grandes) bandes.
Une fille a un malaise, elle suffoque. Ca sent les effets de la poudreuse. Ah ! maintenant, que je me marie, à moi les joies du sniffage de talc pour bébé …(soupir).
Un videur la porte au dessus de nos têtes. C’est plein de jeunes (16-22 ans) qui ont l’air de s’ennuyer. On sent qu’ils sont en représentation.
On danse dans l’espèce d’allée centrale. Chaud devant le frotti-frotta !
Je prends une dernière red bull pour la route et on se taille.
Finalement, c’est pas si mal que ça le Candy Bar (si on ramène son mec à soi).
lundi 11 avril 2005
11/04/2005
20:00
Par Lady_M
Le pudding et la pastilla

Nous allons nous marier et si nous ne voulons pas être des hors la loi au royaume des sens, Rob doit se convertir.
Rob qui a étudié toutes formes de langages naturels et artificiels sait écrire et lire l’arabe, mais n’y comprends pas grand-chose. Je lui écrit la Chahada sur un bout de papier. Et la lui fait réciter une dizaine de fois par jour pendant une semaine.
Je rentre à la maison vendredi soir, je le trouve en train de lire le chapitre islam sur l’encyclopédie de son pc. Il sait sa Chahada par cœur.
Nous devons aussi choisir un nom. Je pense à Ryad. Il me fait « Ryad ? as in Hay Ryad ? U’re sure ?! »… Bien sûr, I am sure, c’est très joli Ryad.
Le soir-même je discute avec frangin qui ponctue chaque phrases de "Wa naari, j’arrive pas à le croire… Sla ou slaam…". Je lui demande de me donner une idée de prénom, il me dit "appelle-le Mostafa comme papa". Je rétorque : « Hors de question !!! Appeler mon mari comme mon père ?! Tu veux mettre ma vie sentimentale et sexuelle en péril ?! »
Il me fait "Alors … appelle-le Ryad !"
Je reste estomaquée. On n'en avait jamais discuté auparavant et voilà qu’on choisi le même prénom !
Va pour Ryad !
Samedi. Le grand jour.
Je cherche en vain quelque chose de « décent » à mettre devant les adouls. Que des trucs collants ou décolletés, il ne me reste plus que le top à sequins de Marrakech. Un peu sexy quand même mais il dispose de manches !
Le cabinet des adouls se trouve au premier étage au-dessus d’un café où l’activité principale est le tiercé. Nous descendons de voiture, nous avons 60 paires d’yeux qui nous fixent.
Ah le mariage mixte ca promet !
Bon, les deux adouls nous attendent. L’un, un peu moderne et jeune, c’est celui que je connaît, il était avec ma cousine en classe à Dar Al Hadith Al Hassania, l’autre longue barbe blanche, grosse bedaine et regard pétillant.
Le gros demande mon prénom et se lance dans une poésie improvisée sur le thème des Mahassine. Il me reluque sans vergogne. « Ah ! notre ami a choisi, et il a su choisir … Ma chaa Allah … Ma chaa Allah…».
Il me demande de traduire pour Rob pendant qu’il note " Hadara Achabe Roubir maxwile… bla bla bla" vient le moment tant attendu où Robert récite sa profession de foi.
Il lui demande quel nom il a choisi : « Ryad » … Le gros fait : « Ya salam … very good, very good… »
Il se lance dans une histoire du temps où il étudiait l’arabe en Arabie Saoudite, il n’avait pas voulu étudier l’anglais, comme il le regrette maintenant…bla bla bla.
Bon, il me dit aussi qu’il faut que je montre à Rob comment faire les grandes ablutions « Al Woudoua Al Akbar » maintenant qu’il est musulman. Je flaire le traquenard, je fais celle qui rougit, je dis « Ah, nous ne vivons pas ensemble. Je ne peux pas lui montrer ce genre de choses. »
Oui, j’en fais un peu trop mais c’est jouissif ce petit trip candide. J’en rajoute même une couche « Je vais demander à un homme de l’emmener au Hammam et à la mosquée… »
Le barbu me dit "Al Islam Dine Yousr, ne le brusquez pas ! J’en ai vu qui demandaient à leurs maris fraichement convaincu de faire la prière, le ramadan, etc. dès la première année. ou bien même de se faire circoncire (petit sourire narquois)!!! Erreur ! c’est le meilleur moyen de faire fuir l’homme. Il faut de la souplesse (re-sourire narquois)."
Je lui assure que je suivrais son conseil. Il jette un œil dans mon sac entrouvert, voit ma ventoline et se lance dans de longues louanges d’un guérisseur éclairé dans le Sahara (ils habitent tous là-bas…). Je promets de prendre des vacances rien que pour ça et note consciencieusement le nom du gars.
Ils nous gratifient d’un long douâa de bonheur et de prospérité.
Ils finissent de rédiger l’acte de conversion. Me demandent plein de détails sur moi puisque je figure dans l’acte en tant qu’interprète. Arrive le moment de payer. Le vieux veut nous taxer 1000 balles plus un bakchiche. J’affirme qu’on a pas tout ça. Le jeune demande 700 balles. Je sais pertinemment que ça ne doit pas dépasser 350 balles. On paye le double juste pour faire vite. Re-sourire forcé de ma part. Rob attend que je lui traduise un peu toute cette demi-heure de parlote.
On descend l’escalier en silence. J’arrive dans la voiture. Je suis toute rouge. Pas envie de parler, juste envie d’une bière.
mercredi 6 avril 2005
06/04/2005
18:43
Par Lady_M
Voyages

Week-end en amoureux à Marrakech. Nous avons décidé de ne pas succomber au charme des Riads revisité. Nous sommes donc parti à Dar Souihla à quelque 8 km de Marrakech.
Domaine d’un hectare tenu par des français bien sûr.
On se trompe de sortie. On se perd. Rob fixe le GPS et me montre qu’on est en train de tourner en rond. On met plus d’une heure à trouver l’endroit. Nos hôtes nous attendent avec un grand sourire. On essaye de faire la conversation mais on n’a d’yeux que pour la piscine.
Nous passons le reste de la journée au soleil entre pastis et crème solaire.
Première baignade de l’année. Un goût unique un peu comme la première gorgée de bière.
On décide de rester dîner sur place. J’annule ma réservation du Comptoir. Nous dînons aux chandelles au son des crapauds. Rob soupire « if only we could turn the volume down… ».
La mare aux crapaux
Dimanche :
Médina le matin. Quelques emplettes, l’barouk quoi. (pas facile d’expliquer le concept d’el barouk à Rob). Je découvre une magnifique boutique dans la médina où le prix des tuniques est hallucinant, tenue par un français bien sûr. J’hésite longtemps puis succombe au charme flamboyant d’une tunique rouge brodées de sequins.
Déjeuner à l'Ourika. Encore un autre restaurant de français où il n'y a que des français.

Vue du restaurant
Je mets ma tunique qui brille, je me prends pour princesse des milles et unes nuits. Je flotte.
Diner au « Lolo quoi », un endroit branché de Marrakech. Tenu par des français pour ne rien changer.
Déco minimaliste post industrielle, seau en zinc en guise de luminaire, de lavabo. Un fusilli, un farfalle, et deux macaronis en guise de centre de table. Un peu impersonnel, pas beaucoup de marocains. La faune francophone locale.
Très joli travail sur la lumière. Et la cuisine est divine, sauf pour les pâtes aux trois fromages qui manquaient un peu de goût. Le tiramisu est à se damner, tout en légéreté …
Lendemain : re-farniente, déjeuner copieux à Dar Souihla et retour à la jungle urbaine.

L'heure du pain à Dar Souihla

Rob joue au Papparazzi avec les voisins

Vue du balcon à Dar Souihla
mardi 5 avril 2005
05/04/2005
13:37
Par Lady_M
Sortir

Nous arrivons de Rabat, à peine le temps de nous pomponner un peu et direction le Petit Rocher.
Notre réservation ne nous sert à rien, tout les endroits potables sont prévus pour des groupes.
Petite pause devant la mosquée. Il fait beau. Un avant-goût de l’été.
Nous finissons pas nous attabler.
Mecs en T-shirt moulant, on voit leurs ventres qui pointent tel des bébés géants. Une espèce d’hybride entre Mr propre et un teletubbies.
Mais bon, je ne suis pas seule. On murmure des choses douces à mon oreille.
Là, je sens qu’on me regarde plus que je ne regarde. Un couple red bull + coca light s’attable devant nous. Le mec est triangulaire, un genre de Johny bravo brun.
Derrière nous une grande tablées : vagues connaissances, tous le monde se ressemble. Je sais qu’ils ne s’aiment pas, qu’ils ne s’amusent pas forcément. Et s’ils sortent tous ensemble, c’est pour les économies d’échelle.
Hit du moment : Don’t drop the pressure.
La table au milieu, les filles se lèvent d’un coté les mecs de l’autres, il dansent presque sans se regarder devant la table-fossé, une espèce de Haïdouss revisité.
Moi, jean taille basse + shorty taille-basse, mon seul souci c’est qu’il y ai moins de 50% des gens qui reluquent mes fesses.
Le meilleur ami de mon ex me remarque. On se dit des « ça va » tout creux qui restent en suspens dans l’air un moment comme des bulles de savons. Puis je replonge dans le bleu mer du nord des yeux de mon chéri.